Syrie-Déclaration conjointe des Envoyés spéciaux du groupe de contact sur la Syrie (28 avr. 2022)

Des représentants de la Ligue arabe, de l’Égypte, de l’Union européenne, de la France, de l’Allemagne, de l’Irak, de la Jordanie, de la Norvège, du Qatar, de l’Arabie saoudite, de la Turquie, du Royaume-Uni et des États-Unis se sont réunis à Paris le 28 avril pour discuter de la Syrie.

Nous avons exprimé notre engagement durable à soulager les souffrances du peuple syrien et nous nous sommes félicités de la prochaine Conférence de Bruxelles 6 organisée par l’UE pour l’avenir de la Syrie et de la région. Nous avons souligné l’urgence de continuer à fournir un soutien significatif et suffisant aux réfugiés syriens et aux pays d’accueil.

Nous avons réitéré notre soutien indéfectible aux efforts de l’UNSE Geir Pedersen pour faire avancer une solution politique qui mette fin à la crise syrienne sur la base de la RÉSOLUTION 2254 du Conseil de sécurité et respecte l’unité et l’intégrité territoriale de la Syrie.

Nous avons souligné l’importance de maintenir et d’accroître l’aide transfrontalière mandatée par les Nations Unies en Syrie, de réautoriser le mécanisme de livraison de l’aide transfrontalière, qui permet à l’aide humanitaire vitale d’atteindre le peuple syrien, et de poursuivre la mise en œuvre de la Résolution 2585 du Conseil de sécurité des Nations Unies. En outre, nous avons souligné la nécessité de continuer à faire pression pour que des comptes soient rendus, en particulier pour la poursuite des crimes les plus graves perpétrés en Syrie.

Armes chimiques – 25e anniversaire de l’entrée en vigueur de la Convention sur les armes chimiques (29 avr. 2022)

À l’occasion du 25e anniversaire de l’entrée en vigueur de la Convention sur les armes chimiques (CAC), la France réaffirme son engagement résolu en faveur d’une interdiction totale des armes chimiques.

La Convention sur les armes chimiques est l’un des piliers du cadre international du désarmement. Il a été signé par 193 pays et a conduit à la destruction de 99% des stocks déclarés d’armes chimiques.

La France réitère son plein soutien à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Nous réaffirmons notre confiance dans le directeur général de l’organisation et dans tous les membres de son secrétariat qui travaillent de manière indépendante et professionnelle au quotidien pour s’opposer à la prolifération des armes chimiques et à la réapparition de leur utilisation.

Le 14 avril, la France a annoncé une nouvelle contribution volontaire à l’OIAC d’un montant de 2,2 millions d’euros. Sur ce montant, 1 million d’euros serait affecté aux activités de l’organisation en Syrie, 500 000 €aux mesures d’assistance et de protection de l’Ukraine face à l’agression militaire russe actuelle et 700 000 €pour soutenir l’organisation dans divers domaines tels que la formation, le renforcement des capacités en Afrique et la coopération internationale à travers des projets promouvant le rôle des femmes dans les utilisations pacifiques de la chimie.

L’utilisation d’armes chimiques n’importe où, n’importe quand, par n’importe qui et en toutes circonstances est inacceptable, et ceux qui les utilisent doivent être punis. C’est dans cet esprit qu’en 2018, la France a lancé un partenariat international pour mettre fin à l’impunité de ceux qui utilisent des armes chimiques.

Le patron de l’agence des frontières de l’UE démissionne pour mauvaise gestion présumée

Fabrice Leggeri, figure de proue des frontières européennes impénétrables, fréquemment accusé de tolérer les “refoulements” illégaux de migrants, a offert vendredi sa démission de la tête de l’agence Frontex aux frontières.

Le conseil d’administration de Frontex évaluerait l’offre de départ de Leggeri le même jour, a déclaré une source française à l’AFP, “à la suite d’une enquête sur sa gestion de l’agence par l’Olaf”, l’Office européen de lutte antifraude.

“Je peux confirmer qu’il a proposé sa démission”, ce qui “ouvre la possibilité d’un nouveau départ” pour Frontex, a déclaré un porte-parole du gouvernement allemand lors d’une conférence de presse régulière à Berlin.

Le rapport confidentiel de l’Olaf sur Leggeri a révélé qu’il “n’avait pas suivi les procédures, était malhonnête avec l’UE et gérait mal le personnel”, a rapporté le magazine français Le Point.

Frontex a été accusée à plusieurs reprises par des organisations humanitaires de renvoyer illégalement des migrants à travers les frontières de l’UE — ou de fermer les yeux lorsque les autorités nationales elles-mêmes ont procédé à de tels “refoulements”.

Les frontières terrestres et maritimes de la Grèce avec la Turquie ont été au centre de ces allégations.

Mercredi, une enquête du quotidien français Le Monde et du groupe d’investigation Lighthouse Reports a révélé que Frontex avait enregistré des refoulements dans les eaux grecques entre mars 2020 et septembre 2021 en tant qu ‘ “opérations pour empêcher les départs (vers l’Europe), menées dans les eaux turques”.

– ‘Le mandat a changé silencieusement’ –

Lighthouse Reports et le magazine allemand Der Spiegel ont publié la lettre de démission de Leggeri sur Twitter.

Il y écrit que “je redonne mon mandat au Conseil d’administration car il semble que le mandat de Frontex sur lequel j’ai été élu et renouvelé en juin 2019 ait été modifié silencieusement mais effectivement”.

Ces derniers mois, Leggeri a publiquement reconnu la confusion quant à savoir si son rôle était d’entraver l’entrée des migrants en Europe ou de superviser le traitement des demandeurs d’asile par les agences frontalières nationales.

Il a déclaré en décembre qu’il était « impuissant » à mener à bien sa véritable mission.

“Entre l’impératif de ne pas autoriser les personnes à traverser irrégulièrement et l’autre, le principe de non-refoulement (qui interdit les refoulements) car toute personne ayant besoin de protection a le droit d’asile, comment devons-nous agir? »il a dit.

« Personne ne peut me donner la réponse. Nous sommes schizophrènes »”

Marqué par des craintes politiques répétées concernant les arrivées de migrants en Europe, les sept années de Leggeri à la tête de Frontex ont coïncidé avec une augmentation majeure des ressources de l’agence.

Il devrait atteindre 10 000 employés surveillant les frontières extérieures de l’UE d’ici 2027.

Mais l’agence a également signalé la semaine dernière que les passages irréguliers dans l’UE étaient les plus élevés en six ans en janvier-mars de cette année, avec 40 300 entrées.

Le plus grand nombre de passages irréguliers ont été détectés en provenance des Balkans occidentaux, entrant principalement dans l’UE via la Grèce et la Bulgarie.

Ils représentaient environ la moitié de toutes les entrées irrégulières, les principales nationalités de migrants étant syriennes et afghanes.

La plupart des migrants entrant irrégulièrement dans l’UE le long de ses flancs est et sud visaient à se déplacer vers d’autres pays de l’UE, ou vers la Grande-Bretagne, ancien membre de l’UE.

Mali-La France exprime sa plus vive inquiétude face à l’annonce par les autorités de transition maliennes de l’arrêt définitif des émissions de RFI et de France 24 (28 avr. 2022)

La France exprime sa plus vive inquiétude face à l’annonce par les autorités de transition maliennes de l’arrêt définitif des émissions de RFI et de France 24 au Mali. Il s’agit d’une grave atteinte à la liberté de la presse et à la liberté d’expression, dans un contexte de tentatives répétées de manipulation de l’information au Mali. Ces réseaux diffusent leurs programmes en pleine conformité avec les principes d’intégrité, d’impartialité et d’indépendance.

La France appelle les autorités de transition à revenir sur leur décision.

Dans un contexte de restrictions croissantes de la liberté d’expression et de la liberté de la presse, en ligne et hors ligne, ainsi que de prolifération des manipulations de l’information, la France réaffirme son engagement ferme et indéfectible en faveur de la liberté de la presse, de la liberté d’expression et de la protection des journalistes et de tous ceux dont la parole contribue à une information libre et pluraliste et au débat public au Mali et dans le monde.