Allocution de la Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères à l’occasion de la visite de son homologue grec à Paris (29 juil. 2022)

Mesdames et messieurs,

Nous vous avons fait patienter un peu, mais le ministre voulait venir à Paris – et je le remercie de l’avoir fait-pour cette longue rencontre. Nous avons eu une réunion très intéressante qui nous a permis de discuter de nombreux sujets, dont je vais vous parler.

Ministre, cher Nikos,

C’est un grand plaisir de vous accueillir à Paris aujourd’hui; je sais que la journée a été longue, mais merci d’être venu me voir. Je vous l’ai dit, et nous l’apprécions beaucoup, dans le cadre de cette amitié de longue date entre la Grèce et la France et aussi de notre partenariat, renouvelé en septembre dernier.

J’ai également exprimé mes remerciements au ministre pour la solidarité dont la Grèce a fait preuve au début des tragiques incendies qui ont dévasté certaines de nos forêts. Un geste de solidarité, vous vous en souviendrez, avec l’envoi de deux Canadairs qui nous ont vraiment aidés à combattre les incendies. La situation est difficile dans beaucoup de nos pays, et nous avons donc particulièrement apprécié ce geste. L’été dernier, c’est la France qui est venue en aide à la Grèce, et c’est une bonne chose de voir que les mécanismes européens d’amitié et de solidarité, en plus des mécanismes juridiques que nous avons maintenant acquis dans le cadre de l’Union européenne, fonctionnent et fonctionnent spontanément, car nous sommes confrontés aux mêmes défis et nous sommes plus efficaces ensemble. Encore une autre leçon, s’il en était besoin, que nous sommes plus forts ensemble.

Je parlais du partenariat stratégique entre la France et la Grèce, qui s’appuie depuis l’automne dernier sur les liens extrêmement anciens et étroits existant entre nos deux pays. Nous avons dressé un premier bilan des premiers mois de mise en œuvre de ce partenariat stratégique et discuté de la poursuite de notre coopération. J’ai dit au ministre que j’étais évidemment tout à fait à sa disposition pour cela, tout comme mon prédécesseur, Jean-Yves Le Drian. Nous allons continuer sur ce beau chemin que nous avons commencé à tracer.

Nous avons évidemment discuté de la situation en Méditerranée orientale. C’est un domaine d’intérêt particulier pour nos deux pays. Et je veux même dire une question préoccupante, en plus de la mise au point. Le ministre m’a fait part de sa grande inquiétude, voire de son inquiétude, je pense pouvoir le dire, au vu des récents développements dans la région, des menaces contre la souveraineté de son pays et de certaines déclarations d’un de nos partenaires. Il en parlera, mais je tiens à répéter ici et devant vous – comme la France l’a dit à maintes reprises, y compris par l’intermédiaire du Président fin mai – que la France est l’amie et l’alliée de la Grèce et qu’elle est aux côtés d’elle face à toutes les tentatives d’atteinte à la souveraineté de la Grèce, et à toutes les menaces qui pourraient être faites à sa souveraineté. Nous continuerons donc à suivre l’évolution de la situation, et vous pouvez compter sur nous, monsieur le ministre.

Nous avons également parlé de la guerre en Ukraine et, bien sûr, de l’importance de maintenir une approche unie et ferme des Européens à l’égard de la Russie. Il est important d’être pleinement conscient de la nécessité de lutter contre la désinformation transmise par Moscou sur la guerre qu’elle a déclenchée, qui tend à faire oublier les causes. Et peut-être devons-nous accroître notre capacité à lutter activement contre ce faux récit que la Russie crée, sur la situation et les conséquences de la situation dans de nombreux pays d’Europe et au-delà de l’Europe. C’est bien la Russie – je vous le répète, et je le répète souvent – qui est la seule responsable des conséquences économiques et géopolitiques de son agression contre l’Ukraine. C’est la guerre qu’elle mène qui crée des bouleversements sur les marchés agricoles, qui entraînent des risques accrus d’insécurité alimentaire. C’est la guerre qu’elle mène qui crée des tensions sur les marchés de l’énergie. Ce sont des faits évidents; je dois les rappeler aux gens. Et je pense que tout le monde doit s’en souvenir, pour ne pas tomber dans le piège de la désinformation, comme l’a souligné le Président il y a quelques jours et encore hier lorsqu’il était en Afrique. La Russie utilise maintenant non seulement des bombes et des armes militaires, commettant des atrocités et des crimes, mais aussi des armes de désinformation, d’énergie et de nourriture. Nous devons en être conscients et peut-être le dire plus que nous ne l’avons fait jusqu’à présent.

Nous avons également eu une discussion utile sur la sécurité énergétique de l’Union européenne. Vous avez vu les dernières décisions adoptées par l’Union européenne, qui sont positives, qui nous permettent de maintenir l’unité européenne tout en tenant compte de la situation particulière de chaque pays. Nous avons convenu de poursuivre nos discussions à cet égard, et en général, nous savons que nous devrons continuer. Continuer à réduire notre dépendance à l’égard des pays étrangers en général et des hydrocarbures russes en particulier. L’accord conclu il y a quelques jours, cette semaine, le 26 juillet, est donc un bon accord. Nous devrons peut-être aller plus loin et penser à garantir encore plus efficacement la souveraineté et l’autonomie de l’Union européenne.

Nous avons également examiné quelques questions régionales; je ne veux pas prendre trop de temps. Mais nous avons parlé de la Libye, nous avons parlé de la situation dans les Balkans, et nous avons également parlé de l’Afrique et en particulier de la situation au Sahel. Et puis, en ce qui concerne l’Union européenne, nous nous sommes félicités de l’ouverture des premières conférences intergouvernementales avec la Macédoine du Nord et l’Albanie, tout en soulignant qu’au-delà de ce geste positif, qui était vraiment nécessaire et je pense très attendu dans la région, nous devons maintenant céder à la mise en œuvre, nous devrons continuer à mener les négociations à leur rythme, selon les procédures normales, mais aussi nous assurer de continuer à stabiliser durablement l’ensemble des Balkans occidentaux.

Te voilà; je m’arrêterai là. Le ministre peut développer un certain nombre de questions que j’ai très, très brièvement mentionnées. Mais je ne veux pas terminer sans remercier une fois de plus le Ministre d’être venu à Paris pour illustrer le dynamisme de notre partenariat stratégique, mais aussi le remercier pour toute l’aide que la Grèce nous a apportée lorsque nous dirigions la présidence française du Conseil de l’Union européenne. Nous avons souvent pu compter sur son aide décisive. Je l’ai remercié lors de notre rencontre et je tiens également à le faire devant vous. Te voilà. Un grand merci à vous, monsieur le ministre.

Ukraine-La France salue le départ du premier navire d’Odessa (01 août) 2022)

La France salue ce matin le départ du premier navire du port ukrainien d’Odessa. Il s’agit d’une étape importante dans la mise en œuvre de l’accord conclu sous les auspices de l’ONU – un accord qui doit continuer à être mis en œuvre à long terme. La France salue les efforts de l’ONU et de la Turquie à cet égard.

Nous appelons les parties à continuer de sécuriser les exportations de céréales ukrainiennes par la mer Noire afin de réduire l’insécurité alimentaire mondiale aggravée par l’agression russe en Ukraine.

À cet égard, la France condamne les frappes aériennes aveugles en cours de la Russie, y compris celles contre le port d’Odessa, qui compromettent la mise en œuvre de cet accord

Alors que la Russie utilise la famine comme arme de guerre, comme l’a rappelé le président Macron lors de son voyage en Afrique, la France et ses partenaires continuent de mobiliser leurs efforts pour réduire les risques d’insécurité alimentaire affectant les populations les plus vulnérables du monde.

OSCE-La France participe au Mécanisme de Moscou sur les violations des droits de l’Homme en Russie (28 juil. 2022)

En réponse à la situation alarmante des droits de l’homme en Russie, marquée par l’introduction de nombreuses mesures restrictives et liberticides ces dernières années, 38 États participants de l’OSCE, dont la France, ont invoqué le Mécanisme de Moscou de l’OSCE le 28 juillet.

Le Mécanisme de Moscou vise à enquêter sur les allégations de violations graves des engagements pris par les États dans le cadre de l’OSCE et à identifier les mesures à prendre pour y remédier. Dans le cadre de ce mécanisme, une mission d’experts indépendants examinera et rendra compte des menaces particulièrement graves qui pèsent sur les engagements de la Russie envers l’OSCE, en particulier en ce qui concerne la démocratie, le respect des droits de l’homme et l’État de droit. La mission devrait évaluer la mise en œuvre par la Russie de ses engagements et identifier les actions du gouvernement russe qui ont conduit à la situation actuelle en matière de droits de l’homme et de libertés fondamentales.

Pour la troisième fois, la France participe à l’invocation du Mécanisme de Moscou. Les deux invocations précédentes visaient à enquêter sur les violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme dans le contexte de la guerre d’agression russe en Ukraine.

Journée mondiale contre la Traite des Personnes (30 juillet 2022) – Entretien avec Jean Claude Brunet, Ambassadeur itinérant sur les menaces criminelles transnationales et la lutte contre le trafic illicite des ALPC



La traite des êtres humains est-elle une menace croissante pour nos sociétés?

Selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et le Bureau international du travail (OIT), il y a actuellement près de 25 millions de victimes – femmes, hommes et enfants – de ce trafic dans le monde à des fins d’exploitation sexuelle et de travail forcé. La traite des êtres humains est une violation flagrante de la dignité humaine et des droits fondamentaux, et cible en particulier les populations vulnérables telles que les migrants et les réfugiés. L’une des tendances les plus préoccupantes est la proportion croissante d’enfants parmi les victimes, qui a triplé en 15 ans, selon l’ONUDC. Ce crime générerait plus de 150 milliards de dollars par an dans le monde. Il est de plus en plus considéré comme un problème de sécurité mondiale car il alimente la corruption, la migration irrégulière et le terrorisme.

Avec la diffusion de la technologie à travers le monde, intensifiée par la pandémie de COVID-19 et la multiplication des plateformes en ligne, la traite des êtres humains s’est infiltrée dans le cyberespace. Internet et les plateformes numériques fournissent aux trafiquants de nombreux outils pour recruter, exploiter et surveiller leurs victimes. Les trafiquants peuvent désormais facilement organiser leur transport et leur hébergement, tromper les victimes et contacter des clients potentiels en ligne, mais aussi communiquer avec d’autres trafiquants.

Que fait la France à l’international?

Le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères s’engage à développer une coopération étroite avec les régions les plus touchées par la traite. Par exemple, il travaille sur un projet de soutien à la traite des êtres humains dans les pays du Golfe de Guinée mis en œuvre par Expertise France et cofinancé par l’Union européenne, et des projets en Europe du Sud-Est, en liaison avec l’Union européenne, l’ONUDC et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Par sa contribution à l’action menée dans ces deux régions d’origine de nombreuses victimes de la traite des êtres humains, la France soutient à la fois:

* Le renforcement des capacités des États pour les aider à lutter contre les réseaux de traite des êtres humains (cadres législatifs, rôle des coordinateurs nationaux, coopération régionale), et

* Action essentielle liée à la prévention, l’identification, la protection et l’intégration sociale des victimes, la communication et la sensibilisation. La France soutient également les associations de défense des victimes, les ONG et la société civile.

Pour sensibiliser le public au sort des victimes de la traite à travers le monde, la France participe activement à la campagne Cœur bleu menée par l’ONUDC, encourageant les États et les particuliers à soutenir et à s’impliquer dans les efforts visant à mettre fin à la traite des êtres humains. Dans le cadre de sa forte implication dans cette campagne, la France a joué un rôle clé dans l’adhésion de dix autres pays.

Au cours de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne, la France a initié, avec le soutien de l’ONUDC et de l’Union Européenne, une discussion sur les moyens de renforcer l’action de la Campagne Cœur Bleu qui bénéficie désormais du soutien de plus de 30 des États qui font le plus pour mettre fin à la traite des êtres humains.

Nous souhaitons intensifier les efforts des États, la prise de conscience politique de l’urgence de discuter des solutions pratiques, en particulier face aux dangers de l’exploitation utilisant les nouvelles technologies, et de protéger les mineurs.

Dans le même temps, les ministres des Affaires étrangères français et suédois se sont engagés à renforcer la coopération entre nos deux pays afin de lutter contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle. Cet engagement bilatéral peut être vu dans la promotion active dans le monde entier de notre législation respective et du modèle abolitionniste pour lutter contre la prostitution à travers le monde, à travers des discussions bilatérales, régionales et multilatérales. Nous nous félicitons de l’intérêt croissant suscité par notre expérience dans la protection des victimes et leur intégration, ainsi que de l’importance que l’action doit prendre sur la demande et la prévention, l’éducation pour lutter efficacement et durablement contre la traite, conformément au Protocole des Nations Unies sur la traite des personnes.

Et au niveau national?

La France a fait de la lutte contre la traite une politique publique à part entière. Après avoir adopté son premier plan d’action national en 2014, la France met actuellement en œuvre son deuxième plan d’action national contre la traite des êtres humains pour la période 2019-2023. Avec ses 45 mesures, ce plan renforce l’action nationale, européenne et internationale pour lutter contre cette forme grave de criminalité. Il mobilise l’ensemble des ministères concernés, dans une approche globale, axée sur les actions liées à la prévention, à l’identification et à la protection des victimes, et aux méthodes répressives pour démanteler les réseaux, y compris avec l’utilisation des nouvelles technologies. Le plan d’action national met également l’accent sur les partenariats clés avec la société civile et le secteur privé.

Quelle action concrète la France mène-t-elle dans le contexte de la guerre en Ukraine?

La Présidence française du Conseil de l’Union européenne, en étroite collaboration avec l’Union européenne et le Coordinateur de l’UE pour la lutte contre la traite, a soutenu la mise en œuvre par l’Union européenne de mesures de prévention pratiques et opérationnelles. Il s’agissait d’un Plan commun de lutte contre la traite adopté le 11 mai 2022 pour venir en aide aux réfugiés d’Ukraine, prévenir et combattre la traite des êtres humains dont ils pourraient être la proie.

Ce plan comprend des mesures en matière de prévention, d’information par plusieurs moyens, dont les nouvelles technologies et les médias sociaux, de coordination de l’aide et d’identification des victimes et de toutes les personnes impliquées dans la traite. Par ailleurs, la France soutient l’action de l’OSCE pour lutter contre la traite des êtres humains en Ukraine.

Pour conclure, quel est le message de la Journée mondiale contre la Traite des personnes du 30 juillet?

La Journée mondiale contre la traite des personnes est l’occasion de souligner l’ampleur de ce fléau et d’agir. Cette Journée a été créée en 2013 lorsque l’Assemblée générale des Nations Unies tenait une réunion de haut niveau pour évaluer le Plan d’action mondial de lutte contre la traite des êtres humains. Les États ont souhaité appeler la communauté internationale à prendre des mesures inébranlables sur cette question. Ils ont adopté la résolution A/RES/68 / 192 proclamant le 30 juillet Journée mondiale contre la traite des personnes. Cette résolution a déclaré qu’une telle journée était nécessaire “pour sensibiliser à la situation des victimes de la traite des êtres humains et pour la promotion et la protection de leurs droits.”

Irlande – Entretien entre Mme Cathrine Colonna et son homologue (29 juil. 2022)

Mme Catherine Colonna, Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, s’est entretenue avec M. Simon Coveney, Ministre irlandais des Affaires étrangères et Ministre de la Défense, aujourd’hui, vendredi 29 juillet.

Les ministres se sont félicités des excellentes relations entre la France et l’Irlande, conformément au Plan d’action commun 2021-2025 adopté en août 2021 lors de la visite du Président français en Irlande. Ils ont également fait part de leur engagement en faveur de notre travail conjoint au Conseil de sécurité des Nations Unies, dont l’Irlande est actuellement membre non permanent, et dans l’Union européenne. Les ministres ont réaffirmé leur plein soutien à la Commission européenne en ce qui concerne le Protocole d’Irlande du Nord.

Les ministres ont exprimé la fermeté et l’unité de la réponse de l’Europe à l’agression russe en Ukraine. Le ministre [français] a souligné l’importance d’apporter un soutien durable à l’Ukraine à tous les niveaux. Ils ont également discuté de la situation au Moyen-Orient.

Déclaration des ministres des Affaires étrangères du G7 sur les exécutions par la junte militaire au Myanmar (28 juil. 22)

Nous, les ministres des Affaires étrangères du G7 du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni et des États-Unis d’Amérique, ainsi que le Haut Représentant de l’Union européenne, condamnons fermement les quatre exécutions par la junte militaire au Myanmar.

Ces exécutions, les premières au Myanmar depuis plus de trente ans, et l’absence de procès équitables montrent le mépris de la junte pour les aspirations démocratiques inébranlables du peuple du Myanmar. Les personnes exécutées étaient des membres éminents de l’opposition démocratique – le militant pour la démocratie Kyaw Min Yu (connu sous le nom de “Ko Jimmy”), l’ancien député Phyo Zeyar Thaw, ainsi que Aung Thura Zaw et Hla Myo Aung. Nos pensées vont aux familles des quatre victimes et à celles des nombreuses autres personnes qui ont été tuées, arrêtées ou torturées au Myanmar depuis que l’armée a pris illégitimement le pouvoir en février 2021.

Nous continuons de condamner avec la plus grande fermeté le coup d’État militaire au Myanmar et exprimons notre profonde préoccupation face à la situation politique, économique, sociale, humanitaire et des droits de l’homme dans le pays.

Nous appelons le régime militaire à mettre immédiatement fin au recours à la violence, à s’abstenir de nouvelles exécutions arbitraires, à libérer tous les prisonniers politiques et les personnes détenues arbitrairement et à ramener le pays sur la voie démocratique. Nous continuons de soutenir les efforts de l’ASEAN et appelons les militaires à mettre en œuvre de manière significative tous les aspects du Consensus en cinq points de l’ASEAN. Cela inclut un processus de dialogue inclusif avec un large éventail d’oppositions démocratiques. Nous continuons également d’appuyer les efforts des Nations Unies et d’encourager une coordination efficace entre l’Envoyé spécial de l’ANASE et l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Myanmar.

République démocratique du Congo-La France condamne les attaques contre la MONUSCO (27 juil. 2022)

Nous condamnons les attaques contre la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et les violences survenues lors des manifestations de ces derniers jours dans l’est de la RDC. Nous appelons à un retour au calme.

Nous exprimons notre soutien à la MONUSCO et à son personnel dans l’accomplissement de son mandat. Nous présentons également nos condoléances à tous les proches des victimes.

Tous les responsables des attaques doivent répondre de leurs actes et des enquêtes doivent être menées pour déterminer les causes de la mort.

Un processus de consultation pour concevoir ensemble la Maison des Mondes africains

« Quelque chose de nouveau et de puissant émerge d’Afrique. Et la Maison des Mondes africains en est un autre exemple.”. »

Achille Mbembe, en référence à la Maison des Mondes Africains

En novembre 2017, le Président français Emmanuel Macron a prononcé un discours à l’Université de Ouagadougou exposant une nouvelle relation entre la France et les pays africains basée sur un dialogue renouvelé sur des thèmes communs.

Cette nouvelle approche a également été au cœur du Nouveau Sommet Afrique-France qui s’est tenu à Montpellier le 8 octobre 2021. Lors de la séance plénière du Sommet, le Président de la République française a annoncé la création d’une “Maison des Mondes africains”, sur la base de l’une des propositions phares du rapport du Professeur Achille Mbembe “Nouvelles relations Afrique-France: relever ensemble les défis de l’avenir”.

Lieu pluridisciplinaire de création, de rassemblement, de découverte, d’information et d’innovation, cette « Maison » aura pour ambition de devenir une référence pour tous ceux qui s’intéressent à l’Afrique et souhaitent y entreprendre des projets. Il incarnera également la relation profondément renouvelée entre le continent africain et ses diasporas.

Ce projet fait suite à la Saison Africa2020, qui s’est tenue de décembre 2020 à septembre 2021, dont la Commissaire Générale était Mme N’Goné Fall.

Tout comme son contenu est entièrement nouveau, le projet souhaite également utiliser des méthodes innovantes en impliquant les jeunes de la phase de conception jusqu’à sa gouvernance. Pour ce faire, un processus de consultation en ligne à grande échelle a été créé, intitulé “Imaginons notre maison”. Il s’adresse particulièrement aux jeunes de France mais aussi d’Afrique.

A travers ce processus de consultation, les futurs bénéficiaires et utilisateurs de la “Maison des Mondes Africains” sont invités à partager leurs points de vue, leurs attentes et leurs propositions. Ils peuvent faire des recommandations concernant les méthodes de programmation et de prise de décision pour la structure.

Le processus sera disponible du 22 juin au 31 juillet via un dialogue en ligne et des ateliers sur place et en ligne. Lorsque les consultations seront terminées, les contributions seront résumées et des commentaires seront fournis.

En ligne, à https://www.maisondesmondesafricains.org/en

En organisant un atelier personnel, communautaire ou professionnel.

Pour plus d’informations: https://www.maisondesmondesafricains.org/en/atelier/

E – mail: consultation à maisondesmondesafricains.org

Informations complémentaires:

Après le discours de Ouagadougou: Mise en œuvre des engagements: https://www.diplomatie.gouv.fr/en/country-files/africa/after-the-ouagadougou-speech/

https://www.diplomatie.gouv.fr/en/country-files/africa/the-new-africa-france-summit-reinventing-our-relationship-together/

Birmanie / Myanmar – La France condamne fermement l’exécution de quatre prisonniers politiques (25 juil. 2022)

La France condamne fermement l’exécution, annoncée le 25 juillet, de quatre prisonniers politiques par le régime militaire birman arrivé au pouvoir par le coup d’État du 1er février 2021. Il s’agit de l’écrivain Kyaw Min Yu, de l’ancien député de la Ligue nationale pour la démocratie Phyo Zayar Thaw, de Hla Myo Aung et d’Aung Thura Zaw. Aucune exécution n’ayant été signalée dans le pays depuis plus de 30 ans, ces exécutions représentent un recul majeur et une nouvelle escalade des atrocités commises par la junte birmane depuis le coup d’État.

La France réaffirme sa ferme opposition à la peine de mort partout et en toutes circonstances. Nous restons fermement attachés à l’abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Nous appelons toutes les nations qui appliquent encore la peine de mort à la soumettre à un moratoire avant son abolition définitive.

La France réitère son appel à la libération de toutes les personnes détenues arbitrairement depuis le 1er février 2021; à la fin des violences perpétrées par le régime militaire birman; et à l’instauration d’un dialogue incluant toutes les parties prenantes. Le soutien de la France au peuple birman, dont nous saluons le courage, reste inchangé.

UE-Questions et réponses -( 22 juil.22)

Q : Quelle est votre réponse à la décision de la Hongrie d’acheter 700 millions de mètres cubes de gaz naturel en plus des montants déjà stipulés dans les contrats à long terme avec la Russie?

A : Face au chantage de la Russie sur les livraisons de gaz, dans le cadre de son agression contre l’Ukraine, l’UE a décidé lors du sommet de Versailles organisé en mars dernier par la présidence française du Conseil de l’UE de réduire progressivement sa dépendance aux importations russes de gaz, de pétrole et de charbon le plus rapidement possible.

C’est l’objectif des propositions de la Commission européenne, en particulier celles contenues dans le plan RepowerEU, et ce sera l’une des principales questions discutées par les ministres de l’Énergie de l’UE ce mardi. Nous partageons tous l’objectif primordial de renforcer l’autonomie énergétique stratégique.

La France est pleinement engagée dans la recherche d’une réponse européenne commune à la question de l’énergie, dans un esprit d’unité et de solidarité.