“Dans un monde trop concurrentiel, où la ligne qui séparait autrefois le soft power des expressions traditionnelles du pouvoir s’estompe progressivement, il est urgent de repenser le sens, les objectifs et les outils de notre diplomatie culturelle et de notre soft power.
Il est évident que notre pays possède une expérience considérable et des atouts très précieux dans ce domaine. Mais le zèle, sinon l’agressivité, dont font preuve nos concurrents nous rappelle que rien ne peut être tenu pour acquis. Surtout, il est temps de reconnaître la nature véritablement stratégique des nouvelles batailles de soft power. Avec nos intérêts diplomatiques et économiques, ces combats mettent en péril notre capacité à pérenniser le modèle français et européen d’aujourd’hui et à lui donner un rôle dans la construction du nouvel humanisme dont le XXIe siècle a besoin ; un humanisme capable de répondre aux bouleversements technologiques, environnementaux et géopolitiques qui nous entourent aujourd’hui, et qui reste fidèle à ses fondements historiques : le besoin universel de respecter les êtres humains, leur dignité et leurs droits.
Car ceux qui hâtent la brutalisation du monde en faisant comme si de rien n’était sont aussi ceux qui voudraient nous faire croire que tout est relatif. Pour les contrer, partout, nous devons exploiter le rapport de force pour défendre tout ce qui nous est cher, y compris nos valeurs et nos idées.
C’est pourquoi, depuis 2017, sous l’autorité du Président de la République, nous nous efforçons de transmettre l’excellence académique française aux jeunes africains, en mettant en place le campus universitaire franco-sénégalais et le Pôle régional Franco-ivoirien de l’éducation, en structurant une activité d’exportation pour nos industries culturelles et créatives, en donnant un nouvel élan à notre politique de développement inclusif, en mettant en œuvre les premiers retours de biens culturels africains, en soutenant nos lycées français à l’étranger en pleine crise du COVID-19 et en redéfinissant la présence culturelle de la France aux États-Unis en créant la Villa Albertine, un nouveau concept proposant des programmes de résidences françaises sur l’ensemble du territoire pays. Notre ministère et son réseau culturel et de soft power peuvent être fiers de ces grandes réalisations, qui ont montré notre détermination à maintenir le cap.
J’espérais cependant que nous allions encore plus loin, en nous donnant les moyens d’inventer le soft power français de demain. Tel est le sens de cette feuille de route, fruit d’une réflexion commune initiée au Ministère français des Affaires étrangères fin 2019 et abordée tout au long des hoquets de ces derniers mois. Je tiens à remercier tous ceux qui ont contribué.
Je voudrais saisir cette occasion pour saluer le sérieux engagement des nombreux parlementaires qui, depuis le début du mandat du président, ont fait des propositions très structurantes et ont ainsi alimenté le travail du ministère sur les défis du soft power.
Basé sur une analyse des différentes manifestations du soft power sur la scène internationale, un bilan de nos propres leviers d’influence et des enseignements tirés de la pandémie, ce document présente un plan d’action pour les années à venir. Il énonce, en dix lignes directrices, la modernisation que nous devons entreprendre pour ne pas être dépassés et pour nous permettre de gagner de nouveaux postes. Il établit six priorités stratégiques pour notre réseau. Il décrit des moyens concrets de placer le soft power au cœur de l’organisation et de la carrière diplomatique de notre ministère. En un mot, c’est la première doctrine consolidée que nous avons en termes de soft power.
Mais ne nous faisons pas d’illusions: dans ce domaine, comme dans tant d’autres, notre diplomatie est résolument tournée vers l’horizon européen. C’est pourquoi cette feuille de route est publiée à la veille de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne, au premier semestre 2022. Car, forts du modèle que nous partageons, c’est en tant qu’Européens que nous entendons tendre la main à nos partenaires de la Méditerranée, de l’Afrique, de l’Indo-Pacifique et de tous les continents pour construire, avec eux, une mondialisation centrée sur l’humain.”
En cherchant sur Twitter nous avons trouvé un tweet provenant d’une institution publique française qui va vous intéresser .
Journée internationale de la femme l Nous #BreakTheBias à Canberra! Les femmes de notre ambassade couvrent un large éventail de compétences dans divers rôles, y compris des postes clés tels que chef de mission adjoint, conseiller politique, chef de l’administration, attachée de presse et de communication. #diplomatiefeministepic.twitter.com/A0VxRaRvAX
— La France en Australie 🇫🇷 🇪🇺 (@FranceAustralia) 8 mars 2022
Le profil twitter est annoncé sous le nom France in Australia 🇫🇷 🇪🇺. Il a pour « nom twitter » @FranceAustralia.
Pour être complet voilà sa description:French Embassy in Australia 🇫🇷🇦🇺 Compte officiel de l’Ambassade de France en Australie
Voici aussi le lien sur sa page: https://t.co/4hTi9s427j
La date et l’heure de mise en ligne est 2022-03-08 05:22:15.
Ce tweet a été liké 7 fois et a été retwetté 1 fois.
Nous vous rapportons les hashtags enregistrés dans ce tweet: #Journée #internationale #femme #BreakTheBias.
La chronique se veut produite de la façon la plus complète qui soit. Dans la mesure où vous avez envie d’apporter quelques explications sur le thème « Actualité institutionnelle française » vous êtes libre de contacter notre équipe. Pour vous tenir au courant, ce post sur le thème « Actualité institutionnelle française », vous est proposé par presidence-de-la-republique.fr. presidence-de-la-republique.fr est une plateforme d’information qui présente diverses actualités publiées sur le web dont le thème central est « Actualité Institutionnelle Française ». Consultez notre site internet et nos réseaux sociaux afin d’être au courant des prochaines annonces.
Ces événements sont liés à la politique étrangère féministe de la France mise en œuvre depuis 2019, ainsi qu’à la Présidence française du Conseil de l’Union européenne, une autre opportunité pour la France de promouvoir l’égalité des sexes et la construction d’une Europe féministe.
Le Prix Simone Veil de la République française pour la promotion de l’égalité des sexes est décerné chaque année à une personne ou un groupe œuvrant pour les droits et la condition de la femme ou pour l’égalité des sexes dans le monde, sans considération de nationalité. La lauréate a été choisie par un jury présidé par la Députée Marie-Pierre Rixain, Présidente de la Délégation aux Droits des Femmes et à l’Égalité des Chances entre les Hommes et les Femmes à l’Assemblée Nationale française.
Jean-Yves Le Drian, aux côtés de Clément Beaune, Ministre d’État aux Affaires Européennes, et Élisabeth Moreno, Ministre Déléguée à l’Égalité des Genres, à la Diversité et à l’Égalité des Chances, mettra en lumière des exemples d’Europe féministe, présentant les histoires et l’engagement des femmes des États membres. Ces portraits ont été réalisés pour le projet « 27 Femmes européennes » et seront disponibles à partir du 8 mars sur le site internet de la Ouest France journal.
— La France en Australie 🇫🇷 🇪🇺 (@FranceAustralia) 7 mars 2022
Identifié sous le nom « France in Australia 🇫🇷 🇪🇺 », le compte twitter qui le publie est connu avec le « nom twitter » @FranceAustralia.
Pour mémoire revoici son profil:French Embassy in Australia 🇫🇷🇦🇺 Compte officiel de l’Ambassade de France en Australie
Voilà pareillement le lien de sa page: https://t.co/4hTi9s427j
La date et l’heure de parution est 2022-03-07 10:20:21.
Ce tweet a gagné 6 likes et a été retwetté 0 fois.
Voici les hashtags indiqués dans le tweet: #France #dans #Pacifique.
La chronique se veut produite de la façon la plus complète qui soit. Dans la mesure où vous avez envie d’apporter quelques explications sur le thème « Actualité institutionnelle française » vous êtes libre de contacter notre équipe. Pour vous tenir au courant, ce post sur le thème « Actualité institutionnelle française », vous est proposé par presidence-de-la-republique.fr. presidence-de-la-republique.fr est une plateforme d’information qui présente diverses actualités publiées sur le web dont le thème central est « Actualité Institutionnelle Française ». Consultez notre site internet et nos réseaux sociaux afin d’être au courant des prochaines annonces.
L’Allemagne, les États-Unis d’Amérique, la France, l’Italie et le Royaume-Uni prennent note de la déclaration faite le 2 mars par le porte-parole du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies et de l’évolution de la situation en Libye.
Nous faisons écho à l’appel lancé par le Secrétaire général des Nations Unies à tous les acteurs pour qu’ils s’abstiennent de toute action susceptible de compromettre la stabilité en Libye et exprimons notre inquiétude face aux récentes informations faisant état de violences, de menaces de violence, d’intimidations et d’enlèvements.
Nous soulignons que tout désaccord sur l’avenir du processus politique doit être résolu sans recourir à la violence, et nous sommes prêts à demander des comptes à ceux qui menacent la stabilité par la violence ou l’incitation. Nous rappelons que les personnes ou entités, à l’intérieur ou à l’extérieur de la Libye, qui entravent ou compromettent la réussite de la transition politique de la Libye, peuvent être désignées par le Comité des sanctions pour la Libye du Conseil de sécurité des Nations Unies conformément à la résolution 2571 (2021) du Conseil de sécurité des Nations Unies et aux résolutions pertinentes.
En réaffirmant notre plein respect de la souveraineté libyenne et du processus politique facilité, dirigé et contrôlé par les Nations Unies, nous réaffirmons notre soutien aux efforts de médiation des Nations Unies par l’intermédiaire du Conseiller spécial du Secrétaire général et de la MANUL pour soutenir la transition pacifique du pays, faciliter le dialogue entre les acteurs politiques, de sécurité et économiques, et maintenir leur accent sur la tenue d’élections présidentielles et parlementaires crédibles, transparentes et inclusives dès que possible afin de réaliser les aspirations démocratiques du peuple libyen.
Nous encourageons toutes les parties prenantes libyennes, y compris la Chambre des représentants et le Haut Conseil d’État, à coopérer pleinement à ces efforts et aux prochaines étapes de la transition, telles que proposées par l’ONU, afin d’établir une base constitutionnelle consensuelle qui mènerait à des élections présidentielles et parlementaires dès que possible.
Nous réaffirmons notre volonté de travailler avec la Libye et tous les partenaires internationaux pour construire un avenir plus pacifique et plus stable pour le pays et son peuple et pour soutenir sa stabilité, son indépendance, son intégrité territoriale et son unité nationale.
Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, est à Bruxelles aujourd’hui 4 mars.
Le ministre a participé à une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN, à laquelle ont également participé Josep Borrell, Vice-Président de la Commission européenne et Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité, ainsi que les ministres finlandais et suédois des Affaires étrangères, Pekka Haavisto et Ann Linde.
Le ministre participera également à la réunion du Conseil des Affaires étrangères des ministres des Affaires étrangères de l’UE, à laquelle participeront ses homologues américain, canadien et britannique, Antony Blinken, Mélanie Joly et Liz Truss, ainsi que le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.
Le Ministre réaffirmera la solidarité de la France avec le peuple et les autorités ukrainiennes. L’attaque russe contre l’Ukraine représentant la menace la plus grave pour la sécurité américano-européenne depuis des dizaines d’années, le ministre soulignera la réponse rapide et massive des Alliés et des partenaires européens et la nécessité d’une coordination continue dans ce domaine. Il discutera également de la posture de dissuasion et de défense de l’Alliance. M. Le Drian exprimera également la solidarité de la France avec les pays aux frontières de l’Ukraine et les voisins orientaux de l’UE. Il soulignera notre détermination absolue à répondre au besoin de solidarité avec l’Ukraine et à faciliter la paix sur notre continent.
En outre, M. Le Drian rencontrera son homologue turc, Mevlüt Çavuşoğlu, et assistera à une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7.
Les chaînes de valeur européennes subissent actuellement une forte pression. Premièrement, la crise du COVID a révélé des vulnérabilités dans notre capacité à sécuriser nos propres approvisionnements, comme en témoignent les pénuries et les ralentissements de certaines chaînes de valeur. Sur fond de tensions mondiales croissantes, provoquées par une reprise des conflits entre États, et d’impasses persistantes dans le fonctionnement de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), un certain nombre de cas de distorsion de concurrence liés à des pratiques déloyales de pays tiers perturbent le marché intérieur et menacent nos entreprises et nos emplois. Enfin, le commerce est de plus en plus instrumentalisé par certains pays tiers pour influencer les décisions politiques de l’Union européenne et de ses États membres.
En réponse à ces défis, l’Union européenne a commencé à renforcer l’autonomie stratégique européenne, notamment par la révision et la coordination de sa politique industrielle et de sa politique commerciale au cours des deux dernières années.
« Économie stratégique ouverte (…) cela signifie en outre que l’UE continue de tirer parti des opportunités internationales, tout en défendant avec assurance ses intérêts, en protégeant l’économie de l’UE des pratiques commerciales déloyales et en garantissant des conditions de concurrence équitables. Enfin, cela implique de soutenir les politiques nationales visant à renforcer l’économie de l’UE et à la positionner comme un leader mondial dans la poursuite d’un système réformé de gouvernance du commerce mondial fondé sur des règles.« Commission Européenne, Examen de la Politique commerciale, 18 février 2021]
Lors de la Conférence du 7 mars 2022, le rôle de la politique commerciale dans la construction de l’autonomie stratégique européenne sera discuté. Réunis en tables rondes, les participants feront le point sur les vulnérabilités des chaînes de valeur européennes et les actions mises en œuvre pour renforcer leur résilience. Les discussions porteront ensuite sur le rôle du système commercial multilatéral dans la création des conditions d’un commerce fondé sur des règles et les possibilités de réforme de l’OMC. L’événement mettra également en lumière les outils de l’UE actuellement utilisés et négociés pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales ou abusives, tels que le nouvel instrument contre les distorsions causées par les subventions étrangères dans le marché unique européen. Enfin, dans un contexte de politisation croissante des relations commerciales, les discussions reviendront sur la stratégie et le levier nécessaires pour protéger la souveraineté de l’UE et défendre les entreprises européennes contre la coercition économique des pays tiers.
Cet événement, qui se tient sous la Présidence française du Conseil de l’Union européenne, réunira à Paris des responsables politiques, des représentants d’organisations internationales et européennes, des chefs d’entreprise et de la société civile. La Conférence sera ouverte par Franck Riester, Ministre Délégué au Commerce Extérieur et à l’Attractivité Économique, et Margrethe Vestager, Vice-Présidente Exécutive de la Commission Européenne.
Chiffres clés :
137
Le nombre de produits dans les écosystèmes sensibles pour lesquels l’Union européenne est très dépendante des pays étrangers.
38 millions
Le nombre d’emplois européens dépendant des exportations européennes
Voilà un bref tweet que nous venons de découvrir sur Twitter et que nous vous proposons ci-dessous. Il provient d’d’un établissement administratif français.
#Francophonie2022 | La délégation de la Nouvelle-Calédonie en Australie organisera une lecture des Contes océaniques à l’école franco-australienne Telopea.
— La France en Australie 🇫🇷 🇪🇺 (@FranceAustralia) 4 mars 2022
Le tweet original: https://au.ambafrance.org/Oceanic-tales-in-the-spotlight-at-Telopea-Park-School-Canberra?var_mode=calcul
Sachez que le profil tweeter est identifié sous la signature France in Australia 🇫🇷 🇪🇺. Il a pour pseudonyme @FranceAustralia.
Pour résumer voici sa description:French Embassy in Australia 🇫🇷🇦🇺 Compte officiel de l’Ambassade de France en Australie
Vous pouvez consulter sa page sur ce lien :https://t.co/4hTi9s427j
La date et l’heure de publication est 2022-03-04 03:45:50.
A l’heure où nous fournissons l’information, ce tweet a été liké 2 fois et a été retwetté 0 fois.
Voici les hashtags mentionnés dans ce tweet: #Francophonie2022 #délégation #NouvelleCalédonie.
La chronique se veut produite de la façon la plus complète qui soit. Dans la mesure où vous avez envie d’apporter quelques explications sur le thème « Actualité institutionnelle française » vous êtes libre de contacter notre équipe. Pour vous tenir au courant, ce post sur le thème « Actualité institutionnelle française », vous est proposé par presidence-de-la-republique.fr. presidence-de-la-republique.fr est une plateforme d’information qui présente diverses actualités publiées sur le web dont le thème central est « Actualité Institutionnelle Française ». Consultez notre site internet et nos réseaux sociaux afin d’être au courant des prochaines annonces.
En explorant Twitter nous avons vu un tweet de quelques mots qui émane d’un organisme public de la France qui va vous intéresser .
#Francophonie2022 Demandez le programme ! | Du 12 au 20 mars, l’Ambassade de France en collaboration avec différents partenaires organisera des événements à travers l’Australie ⤵️ pic.twitter.com/bXIrQgd3i5
— La France en Australie 🇫🇷 🇪🇺 (@FranceAustralia) 4 mars 2022
Le tweet d’origine: https://twitter.com/FranceAustralia/statuses/1499576821544669184
Présenté sous la signature « France in Australia 🇫🇷 🇪🇺 », le rédacteur est connu sous le speudo @FranceAustralia.
Pour être complet revoilà sa description:French Embassy in Australia 🇫🇷🇦🇺 Compte officiel de l’Ambassade de France en Australie
Voilà aussi le lien sur sa page: https://t.co/4hTi9s427j
La date et l’heure de publication est 2022-03-04 03:45:49.
A la date où notre rédaction vous communique l’information, ce tweet a été liké 11 fois et a été retwetté 2 fois.
Voici les hashtags mentionnés dans ce tweet: #Francophonie2022 #Demandez #programme #partir.
La chronique se veut produite de la façon la plus complète qui soit. Dans la mesure où vous avez envie d’apporter quelques explications sur le thème « Actualité institutionnelle française » vous êtes libre de contacter notre équipe. Pour vous tenir au courant, ce post sur le thème « Actualité institutionnelle française », vous est proposé par presidence-de-la-republique.fr. presidence-de-la-republique.fr est une plateforme d’information qui présente diverses actualités publiées sur le web dont le thème central est « Actualité Institutionnelle Française ». Consultez notre site internet et nos réseaux sociaux afin d’être au courant des prochaines annonces.
L’Inde et la France entendent faire de l’économie bleue un moteur de progrès de leurs sociétés respectives tout en respectant l’environnement et la biodiversité côtière et marine. Les deux pays visent à contribuer à la connaissance scientifique et à la conservation des océans et à faire en sorte que l’océan reste un commun mondial, un espace de liberté et de commerce, fondé sur l’état de droit.
L’Inde et la France souhaitent contribuer à l’Objectif de développement Durable #14 du Programme de développement durable des Nations Unies, qui vise à conserver et à utiliser durablement les océans, les mers et les ressources marines. À cette fin, ils entendent agir en conformité avec le droit international, en particulier la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer, l’Accord de Paris sur le climat, la Convention sur la Diversité Biologique, la Convention Internationale pour la Prévention de la Pollution par les Navires, y compris la stratégie initiale de réduction des émissions de gaz à effet de serre des navires, adoptée dans le cadre de l’Organisation Maritime Internationale. Ils apportent leur soutien à la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030).
L’Inde et la France sont conscientes que l’océan a subi les effets néfastes du réchauffement climatique et de la pollution due aux activités humaines qui se manifestent principalement par des phénomènes d’acidification, un stress accru sur les ressources minérales et biologiques naturelles, une chute des stocks de poissons, des déplacements et une perte de diversité marine, la pollution – y compris la pollution plastique – l’érosion côtière et l’élévation du niveau de la mer.
Comme le souligne la Déclaration commune Inde-France adoptée le 22 août 2019, à l’occasion de la visite en France du Premier ministre indien, “L’Inde et la France sont convenues que les océans jouent un rôle important dans la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité et le développement, et, reconnaissant le lien entre environnement et sécurité, ont décidé d’élargir le champ de leur coopération maritime pour répondre à ces questions. Pour une utilisation durable des ressources marines, les Parties travailleront à la gouvernance des océans, notamment par la coordination au sein des organismes internationaux compétents. L’économie bleue et la résilience côtière sont une priorité commune pour l’Inde et la France. À cet égard, les deux Parties ont convenu d’explorer le potentiel de collaboration dans la recherche en sciences marines pour une meilleure compréhension des océans, y compris l’océan Indien.”
L’Inde et la France soulignent que la pêche est un secteur économique vital et joue un rôle décisif dans la sécurité alimentaire et la sécurité des moyens d’existence, en particulier pour les populations côtières. Ils soulignent également que des facteurs démographiques, économiques et sociétaux ont entraîné une augmentation de la demande mondiale de produits marins et un stress croissant sur les stocks mondiaux de poissons. Ils appellent ainsi à une approche durable de la pêche qui garantirait des conditions de vie décentes aux professionnels du secteur, tout en conservant la ressource à moyen et long terme, en tenant compte des lignes directrices volontaires de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture pour assurer une pêche artisanale durable dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l’éradication de la pauvreté.
L’Inde et la France entretiennent un dialogue de haute qualité sur la sécurité maritime, qui leur permet de soulever des questions stratégiques dans l’Indo-Pacifique. Ce partenariat marque une avancée significative dans la coopération Inde-France en matière de sécurité maritime.
En outre, un protocole d’accord a été signé entre le Ministère de la Transition écologique (MTE) et le Ministère de l’Environnement, des Forêts et du Changement climatique (MoEFCC) en 2018, donnant lieu à un groupe de travail sur l’environnement, qui soulève des questions urgentes sur le changement climatique, la qualité de l’air, les aires protégées et la biodiversité, entre autres. Sans préjudice du groupe de dialogue et de travail susmentionné, dont les domaines d’action ne seront pas affectés, l’Inde et la France souhaitent développer un nouvel espace de coopération sur l’économie bleue et la gouvernance des océans.
L’Inde et la France s’engagent également à promouvoir la coopération entre l’Union européenne et l’Inde sur l’économie bleue et la gouvernance des océans, dans le cadre de la feuille de route commune “Partenariat stratégique UE-Inde : Une feuille de route à l’horizon 2025” et de la stratégie de coopération de l’UE dans l’Indo-Pacifique.
Compte tenu des paragraphes précédents, les parties indienne et française adopteront cette feuille de route afin de renforcer leurs échanges bilatéraux sur l’économie bleue et la gouvernance océanique.
L’Inde et la France envisagent de mettre en place un partenariat Inde-France sur l’économie bleue et la gouvernance des océans dont le champ d’application englobera le commerce maritime, le commerce maritime des services, les ports, l’industrie navale, la pêche, les technologies marines et la recherche scientifique, l’observation des océans, les services de modélisation et de prévision des océans, la biodiversité marine, les aires marines protégées, les énergies marines renouvelables, les industries manufacturières marines, la gestion écosystémique marine et la gestion intégrée des côtes, l’écotourisme marin, les voies navigables intérieures, la coopération entre les administrations compétentes sur les questions maritimes civiles, l’aménagement de l’espace marin ainsi que le droit international de la mer et les négociations multilatérales connexes.
Les signataires veilleront à ce que les ministères et institutions compétents soient associés à ce partenariat qui aura une dimension interministérielle et inclura, le cas échéant, le secteur privé.
Pour échanger leurs points de vue sur leurs priorités, partager leurs meilleures pratiques et soutenir la coopération en cours et à venir, l’Inde et la France prévoient d’organiser un dialogue bilatéral annuel sur l’économie bleue et la gouvernance des océans. Le dialogue jouera un rôle moteur dans la formulation, l’organisation et le suivi des projets de coopération dans les quatre piliers du partenariat : (i.) institutionnel, (ii.) économique, (iii) infrastructures, (iv.) scientifique et académique.
Le NITI Aayog en Inde, et l’Ambassadeur des Pôles et des Affaires Maritimes au Ministère des Affaires étrangères en France seront des points de contact pour coordonner l’organisation de ce dialogue et assurer l’implication des ministères compétents.
L’Inde et la France sont attachées au droit international de la mer et à son respect sur toutes les mers et tous les océans. Afin de renforcer le droit international de la mer et de s’adapter aux nouveaux défis, ils coordonneront leurs positions dans les instances multilatérales et les négociations, qu’il s’agisse de l’Autorité internationale des fonds marins, de l’Organisation maritime internationale, des conventions maritimes régionales traitant des affaires maritimes et lorsqu’ils sont les deux Parties, ou de la Conférence intergouvernementale sur un instrument international juridiquement contraignant au titre de la CNUDM sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones situées au-delà de la juridiction nationale (BBNJ), entre autres. Ils tiendront des discussions sur le développement et le renforcement des aires marines protégées à travers le monde, en particulier dans le cadre des négociations sur le futur cadre mondial pour la biodiversité. Ils renforceront également leur coordination en vue de la cinquième session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement en 2022 afin de soutenir l’ouverture de négociations en vue d’un accord mondial sur les déchets plastiques marins et les microplastiques.
Plus largement, chaque signataire impliquera régulièrement l’autre dans les conférences, ateliers et colloques sur l’économie bleue et la gouvernance océanique qu’il est susceptible d’organiser.
Le signataire français réitère son invitation à ce qu’une délégation interministérielle indienne se rende en France pour rencontrer l’écosystème de l’économie bleue dès que la situation de santé publique le permettra.
L’Inde et la France feront de l’économie bleue une priorité dans le développement de leurs échanges économiques. Ils faciliteront les contacts entre les acteurs économiques, les organisations de chefs d’entreprise, les technopoles et les clusters maritimes des deux pays, les investissements croisés, ainsi que la délivrance de visas aux entrepreneurs actifs dans l’économie bleue.
L’Inde et la France se réjouissent que le » Campus mondial de la mer ” en France ait proposé de faire de l’Inde l’invitée d’honneur de la Sea Tech Week à Brest du 26 au 30 septembre 2022, qui sera l’occasion de dynamiser les partenariats industriels et les innovations de l’économie bleue. Compte tenu de l’accent mis sur le thème “Transport maritime: vers des solutions plus intelligentes et plus vertes” lors de la Sea Tech Week 2022, les deux pays travailleront en étroite collaboration avec leurs entreprises du transport maritime, de la gestion portuaire, de la logistique, du démantèlement de navires, des chantiers navals, des fabricants d’équipements navals et d’autres industries de fabrication marine pour contribuer aux préparatifs de cet événement. Les deux pays peuvent également travailler ensemble pour développer des projets appropriés pour promouvoir les PME maritimes et la construction navale et la réduction des émissions marines, ainsi que des carburants marins alternatifs et plus propres, à faible teneur en carbone et à zéro carbone. Le « Campus mondial de la mer” à Brest et l’Ambassade de France en Inde, pour la France, ainsi que le Ministère de la Marine Marchande, des Ports et des Voies Navigables, et la Fédération des Chambres de Commerce et d’Industrie Indiennes, pour l’Inde, seront les points de contact pour préparer la participation d’une grande délégation indienne à la Sea Tech Week 2022.
Les signataires se félicitent des discussions en cours entre l’Agence Française de Développement (AFD) et le Ministère de la Pêche du Gouvernement indien, en vue de mettre en place un programme de soutien au secteur de la pêche durable en Inde, et encouragent leur poursuite. Des projets dans le domaine de l’économie bleue pourraient éventuellement être prévus pour non seulement aider à travailler sur la gestion durable des ressources halieutiques (et potentiellement d’autres sujets connexes tels que l’aquaculture, les ports écologiques de pêche, la gestion intégrée des zones côtières, l’observation par satellite), mais aussi pour renforcer les capacités des parties prenantes par d’éventuels échanges techniques. Ils encouragent également de nouvelles discussions sur les ports verts avec l’Association des ports indiens afin de promouvoir une connectivité plus durable dans la région Indo-Pacifique.
Compte tenu de l’expertise française en aquaculture, la France et l’Inde travailleront au développement commercial de nouvelles technologies agricoles, au développement conjoint dans l’élevage d’organismes marins pour l’alimentation, et d’autres produits tels que les produits pharmaceutiques et les bijoux, de manière à ne pas nuire à l’environnement. Cela peut inclure le développement conjoint de banques de couvées, de centres de reproduction de noyaux, d’écloseries et de pépinières, l’approvisionnement en aliments et des études conjointes pour la prévention des maladies aquatiques.
L’Inde cherche à développer ses ports, en mettant l’accent sur des infrastructures durables, y compris des ports écologiques de pêche. À cet égard, les deux parties encourageront le partage des connaissances et des méthodologies pour améliorer les infrastructures actuelles, accroître leur résilience au changement climatique, augmenter la capacité portuaire, développer des installations de stockage, des infrastructures plug and play dans les ports, avec un accent particulier sur le développement de « ports verts et intelligents » équipés de dragage durable et de recyclage des navires, qui est également l’un des domaines prioritaires de la France et implique une approche zéro déchet et d’économie circulaire. Cette coopération peut également s’étendre au développement d’équipements, par exemple sur les équipements de dragage, les navires / bateaux de pêche, les chalutiers, les pièces de rechange et les services de réparation, le câblage sous-marin et son entretien, la fabrication de glace, la corde, les engins de filet et les équipements marins.
En outre, ils coopéreront au développement des voies navigables intérieures, qui est l’une des priorités de l’Inde dans le domaine du développement des infrastructures. Cela peut inclure l’amélioration des infrastructures, le développement des chenaux, les aides à la navigation, les systèmes d’information fluviale.
Convaincus que la recherche en sciences et technologies marines est indispensable au suivi, à la protection et à l’utilisation durable des ressources marines vivantes et non vivantes et de la biodiversité des mers et de l’océan, l’Inde et la France renforceront leur coopération scientifique ainsi que les échanges d’étudiants et de chercheurs. L’océanographie physique et spatiale, les études d’impact environnemental, la lutte contre la pollution marine, la connaissance et la conservation de la biodiversité et des écosystèmes et services marins, la cartographie génétique de la biodiversité, la production d’un inventaire du matériel génétique, les approches écosystémiques, la surveillance des stocks de poissons, les techniques de pêche, la mise en valeur des stocks, l’observation des océans, la météorologie marine, la technologie d’exploration en haute mer, la technologie de l’océanarium ou le laboratoire sous-marin peu profond, les observations in situ des organismes marins, l’énergie marine, pourraient notamment être des domaines de coopération renforcée.
En outre, l’étude des impacts cumulatifs de multiples facteurs de stress sur le milieu marin, notamment l’acidification des océans, les pollutions et les phénomènes météorologiques extrêmes; les risques côtiers et la résilience peuvent également renforcer la coopération scientifique entre l’Inde et la France dans le domaine de l’Économie Bleue et de la Gouvernance des Océans. Des services de prévision océanique fiables et précis sont au cœur de toutes les parties prenantes de l’économie bleue pour les opérations quotidiennes, la planification à long terme et l’atténuation des catastrophes. Collaboration entre les centres opérationnels de prévision océanique en Inde (p. ex. INCOIS) et la France (par exemple l’IFREMER) est envisagée pour les observations océaniques, la modélisation et la prévision océaniques et le renforcement des capacités connexes.
L’Inde et la France resteront pleinement engagées dans le Sommet de la connaissance, organisé périodiquement par la France et l’Inde pour favoriser la coopération scientifique bilatérale. Le département scientifique de l’Ambassade de France en Inde et le Ministère indien des Sciences de la Terre seront les points de contact pour jeter les bases d’un atelier dédié aux sciences marines lors du Sommet de la Connaissance.
La France souhaite également envoyer rapidement un groupe d’experts scientifiques en Inde afin de rencontrer les principaux instituts océanographiques indiens tels que le Centre National Indien des Services d’Information Océanique (INCOIS), l’Institut National de Technologie Océanique (NIOT) et l’Institut National d’Océanographie (NIO), ainsi que le Centre National de Gestion Durable du Littoral. L’Inde se félicite d’une telle visite, dont elle facilitera l’organisation.
L’IFREMER, l’Institut national français des sciences et technologies océaniques et le Ministère indien des Sciences de la Terre ont entamé des contacts afin d’approfondir le potentiel de coopération, notamment dans le cadre de la mission Deep Ocean.
Le CNRS, Centre National de la Recherche Scientifique, affiche son intérêt à collaborer en Biologie Marine et en Biotechnologie, dans le cadre de l’accord CNRS-DBT, et aussi éventuellement dans le cadre de la Station Marine Avancée de Biologie Océanique, annoncée comme l’une des composantes majeures de la Mission Deep Ocean proposée par le Ministère des Sciences de la Terre en 2021.
L’Inde et la France se réjouissent du lancement du programme de coopération universitaire et scientifique GOAT (Goa ATlantic cooperation in Marine Science and Technology) signé à Brest le 20 janvier 2020, entre les acteurs français du “ Campus mondial de la mer ” et l’Indian Institute of Technology de Goa. Ils appuieront sa mise en œuvre et faciliteront la délivrance de visas pour les étudiants et les chercheurs impliqués. L’Inde et la France souhaitent encourager la mobilité des étudiants dans le secteur de l’économie bleue et dans les sciences et technologies marines. Ils appellent au développement de partenariats entre les établissements d’enseignement supérieur.
Afin d’encourager les partenariats scientifiques en sciences de la mer, l’Ambassade de France en Inde s’efforcera, à partir de 2022, d’octroyer cinq bourses de mobilité étudiante dans ce domaine. L’Inde facilitera les aspects administratifs de la mise en œuvre de tels partenariats.
L’Inde et la France chercheront un financement privé pour créer un Centre de R & D pour soutenir des projets communs et s’efforceront d’encourager et de soutenir des projets sur l’économie bleue et la connaissance de l’océan dans le cadre du Centre Indo-Français pour la Promotion de la Recherche Avancée (CEFIPRA / IFCPAR).
L’Inde et la France encourageront la coopération scientifique entre leurs institutions de recherche et faciliteront les procédures administratives, telles que la délivrance de visas et les autorisations nécessaires pour les personnes impliquées dans la recherche.
Adopté à Paris, le 20 février 2022, en anglais et en français.
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