— La France en Australie 🇫🇷 🇪🇺 (@FranceAustralia) 5 avril 2022
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La date et l’heure de mise en ligne est 2022-04-06 00:12:12.
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Voici les hashtags mentionnés dans le tweet: #TerredeJeux2024 #Fidji #est #marche.
La chronique se veut produite de la façon la plus complète qui soit. Dans la mesure où vous avez envie d’apporter quelques explications sur le thème « Actualité institutionnelle française » vous êtes libre de contacter notre équipe. Pour vous tenir au courant, ce post sur le thème « Actualité institutionnelle française », vous est proposé par presidence-de-la-republique.fr. presidence-de-la-republique.fr est une plateforme d’information qui présente diverses actualités publiées sur le web dont le thème central est « Actualité Institutionnelle Française ». Consultez notre site internet et nos réseaux sociaux afin d’être au courant des prochaines annonces.
Dans un contexte où l’on nous rappelle quotidiennement l’importance de tisser des liens entre les différents peuples, le sport est l’une des dernières activités humaines restantes qui peut briser les barrières linguistiques, combler les clivages culturels et unir ceux qui ont des intérêts concurrents. C’est pourquoi, le 6 avril 2022, Paris 2024 et le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères entendent célébrer le pouvoir du sport de rassembler, à travers une initiative inédite.
Dans 44 pays et territoires d’outre-mer, les ambassades et DROM-COM de Terre de Jeux 2024 organiseront un événement sportif, afin de participer au relais, qui traversera tous les continents et tous les fuseaux horaires. L’événement débutera aux Fidji dans le Pacifique, et traversera l’Océanie, l’Asie, l’Europe, l’Afrique et les Amériques, avant de finalement revenir dans le Pacifique, en Polynésie française.
Tout au long de la journée, chaque « Terre de Jeux 2024 » organisera un événement sportif d’une heure, dont le coup d’envoi sera donné à 09h00 heure locale. Une fois chaque événement terminé, le relais passera aux ambassades et aux DROM-COM du fuseau horaire suivant, qui organiseront leur propre événement, et ainsi de suite, pour un total de 24 heures. Le passage du « relais » dans ce relais mondial sera organisé et mis en œuvre via les médias sociaux – Twitter, en particulier.
Plus de 8 000 participants, valides et handicapés, participeront à ce relais autour du monde, couvrant une distance de plus de 22 000 kilomètres à travers la pratique de 30 sports différents. Environ 40 athlètes à travers le monde y participeront – parmi eux Neisi Dajomes, l’haltérophile équatorien qui a remporté l’or aux Jeux de Tokyo, et Maria Mutola, le médaillé d’athlétisme mozambicain (spécialisé dans le 800 mètres), qui a participé à pas moins de six Jeux Olympiques et a remporté l’or à Sydney 2000.
Dans son enceinte – qui, il y a quelques mois à peine, n’existait même pas-l’Ambassade de France en Libye organisera une course de relais par équipes de 4 personnes. Au Ghana, l’Ambassadeur de France affrontera Samuel Takyi, médaillé de bronze poids plume aux Jeux de Tokyo 2020. L’Ambassade de France au Brésil organisera une course de kayak sur le lac Paranoá, à Brasilia. Le Guyana organisera une épreuve de relais impliquant des athlètes valides et handicapés dans une course à pied, une course en fauteuil roulant et une course de vélo de montagne. L’Ambassade de France en Ouganda organise une course pour collecter des fonds pour une ONG qui utilise le sport pour secourir des jeunes en danger de violence, de criminalité et de toxicomanie.
La Polynésie française-un collectif qui accueille certains des événements de Paris 2024-terminera la journée par une course vers le mythique spot de surf Teahupo’o, qui accueillera la compétition de surf pour les Jeux Olympiques de Paris 2024.
Parallèlement au relais, une foule d’événements (expositions, activités de sensibilisation sportive, tables rondes, etc.) seront organisées, pour souligner le rôle fédérateur du sport.
Sous l’égide des Nations Unies, le 6 avril de chaque année, nous célébrons la contribution du sport à la hauteur des grands défis de l’humanité: solidarité, inclusion, cohésion sociale, éducation et santé.
Paris 2024 s’est engagé à promouvoir le rôle social du sport à travers différents programmes patrimoniaux, tant en France qu’à l’international.
L’objectif du label Terre de Jeux 2024 est de diffuser l’énergie des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, en la partageant avec tous les territoires, communes, départements et régions où le Drapeau Tricolore est arboré, tant en métropole que dans les DOM-TOM, à travers les ambassades de France, et d’apporter plus de sport dans le quotidien de chacun.
Paris 2024 a également signé un accord de coopération avec l’Agence Française de Développement pour concevoir et mener des projets qui mettent le sport au service du développement durable, en France et ailleurs dans le monde.
Tony Estanguet, Président de Paris 2024« Le sport nous donne l’opportunité de travailler ensemble, de partager des choses, de repousser nos propres limites et, ce faisant, de devenir meilleurs, ensemble. Le 6 avril, chaque ambassade et chaque territoire impliqué dans le relais à travers le monde contribuera à créer un moment de convivialité, de fraternité et d’unité, construit autour du sport. A travers cet événement inédit et grâce à l’engagement de nos ambassades, nous poussons plus loin le message d’engagement de Paris 2024, en le diffusant dans le monde entier. C’est le but du label “Terre de Jeux 2024” – rassembler les peuples et les territoires autour de l’impulsion unique des Jeux et du sport en général ».
Laurence Fischer, Ambassadrice des sports, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères« En cette Journée Internationale du Sport au service du Développement et de la Paix, le Ministère et son réseau diplomatique à travers le monde travaillent main dans la main avec Paris 2024 pour insuffler un nouveau souffle à la diplomatie sportive française. Le relais autour du monde – un événement sans précédent – témoigne de l’engagement ferme de nos ambassades “Terre de Jeux 2024” dans la merveille qu’est les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, et de notre volonté, à travers la diplomatie sportive, de contribuer activement au développement durable et aux droits de l’homme au niveau international.
La mission du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, conformément au contrat de ville hôte signé entre le Comité International Olympique (CIO), le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) et les autorités municipales de la Ville de Paris, est de planifier, organiser, financer et livrer les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris en 2024.
Les Jeux Olympiques et Paralympiques sont le plus grand événement sportif au monde, avec un impact médiatique sans précédent. Ils rassemblent 10 500 athlètes olympiques et 4 350 athlètes paralympiques, respectivement issus de 206 et 182 délégations, sur les cinq continents. Ils sont regardés par plus de 13 millions de spectateurs et 4 milliards de téléspectateurs à travers le monde, sur un total de plus de 100 000 heures de diffusion télévisée. Ils sont sans égal dans les événements sportifs, économiques et culturels à travers le monde, et ce pouvoir contribue à accroître leur impact.
Créée en janvier 2018, Paris 2024 est dirigée par Tony Estanguet, 3 fois champion olympique et membre du CIO. Il est dirigé par un Conseil d’administration, au sein duquel siègent tous les membres fondateurs du projet: le CNOSF, la Ville de Paris, le Gouvernement français, la région Île-de-France, le CPSF, la Métropole du Grand Paris, le Conseil départemental de Seine Saint-Denis, des représentants des collectivités locales impliquées dans les Jeux, la société civile et les entreprises partenaires.
Notre équipe vient de voir cet tweet de quelques mots émanant d’un établissement administratif de la France. Avec plaisir nous vous en fournissons le plus notable ici.
J-1 #TerredeJeux2024 | Entraînement intense à la pause déjeuner pour préparer notre 🚣🏻♀️ course de kayak demain à #Canberra !
Prêt à prendre le relais de @ambafrancefj à 9h00 et pour le transmettre à @ambafrancejp après notre course 🤜🏻🤛🏻
— La France en Australie 🇫🇷 🇪🇺 (@FranceAustralia) 5 avril 2022
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Nous vous diffusons les hashtags cités dans ce tweet: #TerredeJeux2024 #Entraînement #intense #pause #déjeuner.
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La France a décidé ce soir d’expulser de nombreux personnels russes en poste en France sous statut diplomatique, dont les activités sont contraires à nos intérêts sécuritaires.
Cette action s’inscrit dans un mouvement européen.
Notre première responsabilité est toujours d’assurer la sécurité des citoyens français et européens.
La France déplore la mort de huit casques bleus de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) dans un accident d’hélicoptère le 29 mars au Nord-Kivu, situé dans l’est du pays.
La France présente ses condoléances aux proches des victimes et aux autorités des pays concernés.
Dans ces circonstances tragiques, la France salue l’engagement de la MONUSCO et réitère son plein soutien à cette opération. Les circonstances de l’accident doivent être pleinement clarifiées dans l’enquête en cours.
Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères s’est entretenu avec son homologue allemande, Mme Annalena Baerbock.
Les deux ministres ont évoqué la situation de la guerre en Ukraine et la forte unité des Européens dans la gestion de ses conséquences. Ils ont parlé des préparatifs des réunions des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN et de l’UE les 6 et 7 avril et le 11 avril respectivement. Le ministre a souligné l’importance d’une coordination européenne encore plus forte sur la gestion des flux de réfugiés et la nécessité d’accroître la pression économique sur la Russie alors que l’agression militaire russe en Ukraine se poursuit. Les deux ministres ont convenu de poursuivre une coordination très étroite sur le soutien à l’Ukraine, en particulier en ce qui concerne son aspect humanitaire dans la situation tragique que nous connaissons à Marioupol.
Ensemble, les deux ministres ont préparé la réunion de Berlin en soutien à la Moldavie le 5 avril, coprésidée par nos deux pays, avec la Roumanie. Ils ont soutenu une aide internationale accrue à ce pays, qui subit les conséquences de la guerre en Ukraine.
Sous la Présidence française du Conseil de l’Union Européenne, Franck Riester, Ministre Délégué au Commerce Extérieur et à l’Attractivité Économique, organisera la troisième Journée d’Accès au Marché pour les entreprises le lundi 4 avril 2022.
Cette journée « Accès aux marchés » s’adressera aux entreprises et à leurs associations, en promouvant les avantages à tirer des accords commerciaux de l’Union européenne, en particulier ceux qui offrent des opportunités majeures mais qui sont souvent insuffisamment utilisés.
Il sera l’occasion de rappeler aux entreprises les nombreux outils de politique commerciale existants à la disposition des professionnels, tels que le portail d’information Access2Markets, le Point d’entrée unique (PES) pour signaler les obstacles au commerce et l’outil d’auto-évaluation des Règles d’origine. Des représentants français de Team France Export et des ministères concernés présenteront également les outils spécifiquement créés pour offrir aux entreprises un accompagnement sur mesure pour leur développement à l’international, notamment avec le portail des solutions régionales. Des représentants d’autres États membres participeront également et partageront leurs propositions pour faire de l’Europe une puissance d’exportation plus forte ensemble.
18 mois après sa nomination au sein de la Direction Générale du Commerce de la Commission européenne, le Chef de la Répression des pratiques commerciales, Denis Redonnet, présentera un rapport sur la mise en œuvre des accords commerciaux et les pistes qu’il envisage d’explorer dans les mois à venir pour renforcer son travail, assurer une concurrence loyale pour nos entreprises et lever davantage les barrières commerciales.
Le Royaume-Uni et l’Indo-Pacifique seront au centre de deux tables rondes géographiques lors de l’événement. Plus d’un an après le Brexit, nous passerons en revue ce qui a été fait pour soutenir les entreprises et leurs activités commerciales avec le Royaume-Uni, ainsi que les défis à relever dans les mois à venir. Quelques semaines après le Forum ministériel pour la Coopération en Indo-Pacifique, les discussions mettront en lumière les opportunités offertes par nos accords commerciaux avec la Corée du Sud, le Japon et le Vietnam, et les leviers dont disposent les Européens pour exporter et s’implanter dans ces régions.
La journée se terminera par un atelier de présentation des instruments de défense commerciale (mesures antidumping, antisubventions et de sauvegarde), qui aident à protéger les entreprises européennes sur nos marchés contre certaines pratiques déloyales des pays tiers. L’atelier réunira des intervenants directement impliqués dans la mise en œuvre de ces instruments de défense, issus de la Commission européenne, des douanes, des associations professionnelles et des cabinets d’avocats.
5,4 milliards d’euros* : L’augmentation des exportations de l’UE en 2020 grâce à la mise en œuvre et à l’application renforcées des accords et réglementations commerciaux mondiaux au cours des dernières années.
462* : Le nombre d’obstacles actifs au commerce et à l’investissement dans 66 pays tiers, tel que rapporté par la Commission européenne en 2020. La Journée de l’accès aux marchés sera l’occasion pour les entreprises de se renseigner sur tous les outils existants pour s’attaquer à ces obstacles et les éliminer.
*Source: Commission européenne-Rapport sur la mise en œuvre et l’application des accords commerciaux de l’UE-Octobre 2021
Lors de sa visite en Irak fin août 2021, le Président Macron a annoncé l’ouverture prochaine d’un Consulat général de France qui desservirait Mossoul et sa région. En accord avec les autorités irakiennes, une étape importante vient d’être franchie avec la mise en place d’un cadre juridique prévoyant l’ouverture de ce nouveau Consulat.
À partir de juin 2022, le personnel du Consulat, qui sera initialement basé à Bagdad, effectuera des voyages réguliers à Mossoul avant de s’y installer définitivement en 2023.
Le retour prochain d’un Consulat général de France à Mossoul est une étape importante dans notre partenariat historique et stratégique avec l’Irak. Il traduit notre engagement à Mossoul, qui a une présence française continue depuis plusieurs siècles, notamment via un Consulat qui a tenu de 1828 à 1956, et par notre mobilisation aux côtés des forces armées irakiennes pour libérer la ville de Daech en 2017.
Sous l’autorité de l’Ambassadeur de France en Irak, le Consulat général coordonnera directement les efforts de la France sur le terrain dans les domaines de l’aide humanitaire et de la stabilisation, de la culture, de l’éducation et de la recherche. Il travaillera également à renforcer nos relations économiques et commerciales et nos liens avec la société civile dans le gouvernorat de Ninive.
— La France en Australie 🇫🇷 🇪🇺 (@FranceAustralia) 31 mars 2022
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La date et l’heure de parution est 2022-03-31 07:17:59.
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Je vous fournis les hashtags indiqués dans le tweet: #Avec #dautres #chefs #mission #européens.
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Q – Je vais commencer par une question “sur le terrain” avant de revenir et de parler d’une image plus large. Je pense que c’est une nouvelle importante à venir que le Président français s’entretiendra avec son homologue russe Vladimir Poutine pour discuter des termes et conditions d’une opération humanitaire exceptionnelle d’évacuation des civils à Marioupol. Il ne pouvait y avoir rien de plus important. Je pense que nous sommes tous d’accord, je sais que vous avez tous regardé les nouvelles, je pense que Marioupol a été une catastrophe absolue et dévastatrice pour le peuple ukrainien et je pense qu’il est important que vous puissiez expliquer exactement à quoi ressemblerait cette opération et où nous en sommes, Monsieur le président, alors nous reviendrons et entamerons une conversation plus large.
R – Merci de m’accueillir.
Tout d’abord, je voulais dire que c’est la 24e fois que je viens au Qatar en tant que ministre de la République française. Cela montre la force de nos relations et leur diversité mais aussi très souvent les convergences que nous avons ensemble dans l’évaluation et l’action au niveau international. Et avant de revenir à votre question, je voulais également dire que je suis extrêmement attentif à l’agilité et à la créativité de la diplomatie du Qatar en cette période sous l’autorité de S.A. l’Émir Tamim et à l’activité de mon collègue Cheikh Mohamad. J’ai apprécié cela, notamment lors de la crise afghane où nous avons pu constater par nous-mêmes les efforts diplomatiques importants entrepris par l’Émirat et ayant également eu une forte collaboration pour permettre à nos propres concitoyens mais aussi aux Afghans menacés, leur permettant de venir en Europe et en France en particulier, alors je voulais rendre hommage et dire que j’apprécie particulièrement ces jours-ci les efforts déployés par la diplomatie du Qatar vis-à-vis de la possibilité de signer l’accord JCPOA, je sais que vous en avez parlé, ce qui est maintenant vraiment sur la table et je sais à quel point vous êtes déterminés à pouvoir essayer de trouver un accord majeur pour la région. . Et aussi pour les efforts que vous avez entrepris concernant l’évolution de la situation au Tchad, ici à Doha vous allez accueillir une conférence préparatoire à la transition à N’djamena et tout cela se passe bien, donc je salue l’agilité, la diplomatie et l’action du Qatar. Et je vous remercie pour cette confiance profonde entre nous.
Je ne m’attarderai pas sur ce qui va se passer à Marioupol, tout d’abord parce que cela ne se passe pas ici et que cela doit se passer dans les meilleures conditions de sécurité et de discrétion. Vous pouvez voir que Marioupol est un nouvel Alep et, et cela se produira avec une culpabilité collective si nous ne faisons rien. Marioupol est une guerre de siège, dans laquelle la Russie s’est engagée depuis un mois, peut-être n’a-t-elle pas envisagé une guerre de siège, mais maintenant c’est une guerre de siège et Marioupol en est l’exemple le plus frappant. La guerre de siège est une guerre horrible et les populations civiles sont massacrées, anéanties, la souffrance est horrible. La durée des guerres de siège est assez impressionnante, de sorte que ces combats épuisants se traduisent par des tragédies et des souffrances insupportables, d’où la nécessité de s’assurer qu’il y ait au moins un moment où les populations civiles peuvent respirer. C’est ce que le président français tente de faire, mais les acteurs sur le terrain doivent imposer un cessez-le-feu à commencer par l’agresseur. Parce qu’il y a un agresseur dans toute cette histoire, il y a une puissance envahissante qui, pour atteindre ses propres fins, prend une population en otage à Marioupol. C’est vraiment inacceptable.
Q – Le président Macron, s’entretient fréquemment avec ses homologues russe et ukrainien. Après son dernier appel la semaine dernière, il dit qu’il ne voit pas d’accord en vue pour un cessez-le-feu en Ukraine. Pourquoi, Monsieur? Quelle est, selon vous, la raison de la position du président Macron là-bas ? Le président Macron, qui a une relation avec le président Poutine qui lui a permis de déployer des efforts importants pour tenter de négocier le résultat de cela. Le président Macron fait-il confiance au président Poutine à ce stade?
R – Cette tragédie ukrainienne fait un long chemin dans l’histoire et la France était partie prenante, comme vous le savez, de ce qu’on appelait le format Normandie, mis en place en 2014/2015, dont l’objectif était de sortir de la crise dans la partie orientale de l’Ukraine. La France était partie prenante depuis les accords de Minsk. J’étais moi-même sur ces négociations et nous avons essayé de faire en sorte que les éléments centraux de l’accord de Minsk puissent être mis en place. À un moment donné, il y avait de l’espoir en décembre 2019, après l’élection du président Zelensky, il a été considéré que des voies étaient ouvertes pour aboutir à une solution pacifique et politique à cette situation dans le Donbass. Malheureusement, cela ne s’est pas produit et ce n’est pas faute d’avoir essayé et à plusieurs reprises le président Macron a demandé que le format Normandie se réunisse même au plus haut niveau, afin d’aboutir à des solutions concrètes et acceptables qui garantiraient l’intégrité et la souveraineté de l’Ukraine. Cela n’a pas eu lieu.
Ensuite, il y a eu ce dont vous êtes conscient: à la fois l’élargissement du conflit ukrainien aux questions de sécurité et de stabilité à cause des décisions prises par le président Poutine en décembre dernier, demandant au gouvernement américain et à l’OTAN des règles et des règlements en Europe, et la volonté, la volonté de parler de questions de souveraineté à condition d’avoir le bon forum et d’y venir sans agenda caché, et puis la brutalité de la situation du 24 février, la brutalité diplomatique puis la brutalité militaire.
Avant de répondre à votre question sur l’action du Président Macron, ce qui me semble être le plus dramatique sur le plan politique et diplomatique après un mois de conflit, qui a été vraiment bien identifié lors des réunions qui ont eu lieu à Bruxelles la semaine dernière, le sommet de l’OTAN, la réunion du G7 et le Conseil européen particulièrement axés sur la question ukrainienne, sur trois sujets différents, le Président Poutine a eu l’effet inverse de ce qu’il cherchait, de ce qu’il pensait trouver.
D’abord sur l’Ukraine, il a pensé qu’il y avait une forme de fragilité, regardant probablement les images de son arrivée en Crimée sous des acclamations enthousiastes en 2014. Il pensait qu’au moins dans la partie russophone de l’Ukraine, l’accueil serait le même et qu’il était lui-même censé affirmer une identité russe spécifique, dans cet espace ukrainien. Peut-être même qu’en Ukraine, il pensait que près de la présence russe, à cause des Alliances ou de la complicité, voire de la complicité financière, cela créerait une faille dans l’organisation de l’État, et c’est exactement le contraire qui s’est produit. D’une certaine manière, le président Poutine contribue à renforcer l’Ukraine, à renforcer une nation, à la solidifier, à l’unifier, à lui donner de la fierté. Parce que ce qui est clair depuis le début de cette crise militaire, c’est aussi cela, la force de cette résistance, je sais que vous avez entendu le président Zelensky au début de ce forum de Doha, la force de la résistance, mais derrière elle tout le peuple, résistant et affirmant sa propre souveraineté.
Deuxièmement, il aurait pu penser que les démocraties européennes étaient collectivement faibles et qu’elles n’allaient pas réussir à avoir la réponse appropriée à cette agression et que la solidarité avec l’Ukraine serait variable dans sa portée, et donc si des sanctions avaient été adoptées, elles auraient été faibles car les Européens n’auraient pas été en mesure de trouver un accord. C’est exactement le contraire qui s’est produit. Jamais auparavant l’Union européenne n’a été aussi déterminée dans sa réponse, aussi rapide dans sa réponse, aussi unie dans sa réponse, aussi forte dans ses propositions. Allant jusqu’à des questions énormes, qui sont la déclaration lors du Conseil européen de Versailles, affirmant que nous pourrions avoir les bons moyens d’assurer la souveraineté énergétique de l’Europe. Donc : échec total, même sur l’énergie car même un objectif à court terme de réduire de deux tiers la dépendance énergétique d’ici la fin de l’année et d’atteindre une autonomie énergétique systémique organisée complète d’ici 2027, c’est le contraire de ce qu’il cherchait.
Et dans le même temps, l’Alliance transatlantique s’est redynamisée. Nous avions des questions sur son avenir. Nous nous demandions s’il s’agissait d’un instrument du passé et s’interrogeait lui-même sur ses propres missions, parfois non conformes à la mission de fond qu’il avait lors de sa création, la sécurité de l’espace transatlantique et non autre, mais aussi une Alliance qui serait forte par solidarité, et aussi défensive et non offensive. Et vous avez à nouveau ces principes. Alors maintenant, les résultats sont exactement le contraire de ce que le président Poutine recherchait.
Q – J’ai entendu tout ce que vous venez de dire et j’entends votre confiance sur ce qui a été réalisé la semaine dernière, Joe Biden le président américain était à Bruxelles, il s’est ensuite rendu en Pologne pour faire un grand discours à Varsovie et à la fin de ce discours, il a dit que Vladimir Poutine ne pouvait pas rester au pouvoir. Maintenant que la Maison Blanche a arrosé cela, ils ont dit qu’il ne parlait pas de changement de régime. Quoi qu’il en soit, le président américain a déclaré ouvertement dans son discours à Varsovie que V. Poutine ne pouvait pas rester au pouvoir. Quelle a été votre réponse à cela? Quel genre d’impact pensez-vous que cela pourrait avoir, à l’avenir?
R – Je ne parle pas au nom du président Biden, mais sur ces questions, je peux parler au nom du président Macron, et d’une certaine manière, je vais répondre à la question que vous avez posée tout à l’heure. Nous devons continuer à parler avec les Russes. Nous devons continuer à parler avec le président Poutine, car c’est précisément parce qu’il n’atteint pas le résultat escompté que j’ai décrit plus tôt, que nous devons exiger le dialogue et l’engagement, clairement sans naïveté, avec beaucoup de fermeté, mais continuer à parler pour qu’à un moment donné, il considère que le prix à payer pour son intervention en Ukraine est si élevé qu’il vaut mieux négocier.
Et puis, il y aurait un vecteur pour ouvrir les discussions, il y aurait quelqu’un à qui parler, quelqu’un qui pourrait y parvenir. C’est ce sur quoi le président Macron a travaillé. Il le fait parce qu’il représente la France, parce qu’il y a de l’histoire, parce qu’il y a eu une relation antérieure avec le président Poutine, aussi parce que la France est membre du Conseil de sécurité, et en cette qualité a cette responsabilité, mais aussi parce que la France a la présidence de l’Union européenne, donc elle a une responsabilité supplémentaire.
Maintenant, nous connaissons l’étendue des sujets de discussion qui seront inévitablement sur la table, qui sont à la fois la neutralité de l’Ukraine, le point d’interrogation et la neutralité, et les garanties pour la sécurité de l’Ukraine, le niveau de militarisation de ce pays et aussi la question des territoires, à la fois la question de la Crimée, mais aussi Louhansk et Donetsk. Nous savons quels sont les sujets. Maintenant, nous devons en parler et la meilleure façon d’en parler est d’avoir un cessez-le-feu. Vous ne parlez jamais sérieusement avec une arme à feu à la tête. C’est pourquoi surtout, avec Marioupol, le président Macron a demandé que les conditions soient réunies pour qu’un cessez-le-feu ouvre les négociations. Le cessez-le-feu signifie l’arrêt, cela ne signifie pas la fin des négociations, c’est le début de la négociation sans que le peuple souffre.
Q – Permettez-moi d’être un peu plus précis. Êtes-vous d’accord avec Joe Biden quand il dit que le président Poutine ne peut pas rester au pouvoir?
R – J’ai dit que je n’étais pas le porte-parole du président Biden, et je vais en rester là. Ce que je dis simplement, c’est que ce que nous devons faire, c’est trouver des voies et des moyens de négociation avec la Russie, et c’est pour cette raison que le président Macron discute toujours avec le président Poutine, pour parvenir à des conditions d’abord pour un cessez-le-feu, puis pour la négociation.
Q – Savez-vous comment le président Macron a réagi à ce discours de Joe Biden?
R – Je n’ai pas de commentaires à faire à ce sujet.
Q – Une pensée de clôture?
R – Je pense que nous sommes à un point de basculement, où au-delà de la crise ukrainienne, les paramètres de stabilité et de sécurité en Europe sont remis en question, et au-delà, bien sûr, les risques d’une déstabilisation globale de tous les piliers sur lesquels la communauté internationale a tenté de vivre depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. C’est une crise qui nous affecte tous dans notre sécurité et il est très bon que ce Forum de Doha ait pu aborder cette question de manière très claire et pacifique.
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