L’UE souhaite l’adhésion de l’Ukraine ‘dès que possible »: chef adjoint

L’avenir de l’Ukraine se trouve à l’intérieur de l’Union européenne et le pays devrait devenir membre dès que possible, a déclaré vendredi le chef adjoint de la Commission européenne.

 » Il est maintenant temps de passer un message fort. Il est temps de signaler que le peuple ukrainien fait partie des peuples européens. Nous voulons qu’ils arrivent le plus tôt possible”, a déclaré le vice-président de la Commission, Maros Sefcovic, à l’issue d’une réunion des ministres européens de l’Europe à Arles, dans le sud de la France.

L’enthousiasme pour l’éventuelle adhésion de l’Ukraine à l’UE s’est accru à la suite de l’invasion russe parmi les législateurs européens, après le plaidoyer passionné du président Volodymyr Zelensky devant le Parlement européen cette semaine.

Mais le pays devrait toujours suivre le même processus d’adhésion que tout autre candidat, sans voie rapide en perspective.

“Le plus important est d’envoyer un signal politique très fort que nous considérons l’Ukraine. Nous les considérons comme un futur État membre « , a déclaré Sefkovic.

Dans son discours vidéo de Kiev au Parlement européen le 1er mars, Zelensky avait demandé une adhésion “immédiate” à l’UE, affirmant que son pays “se battait pour sa survie”.

Les responsables de l’UE, bien que sympathiques, affirment qu’il n’y a pas de chemin raccourci pour l’adhésion et que tout processus d’adhésion serait long.

Le ministre de l’Europe, Clément Beaune, a décrit le soutien à la perspective d’une adhésion à l’UE pour l’Ukraine comme un “signal, une perspective qui prendra de toute façon plusieurs années”.

Sefcovic a déclaré que l’UE, qui a surpris certains observateurs avec l’unité et la force de sa réponse à l’attaque russe contre l’Ukraine, s’était elle-même transformée dans les jours qui ont suivi l’ordre d’invasion du président Vladimir Poutine le 24 février.

“Les choses se transforment d’une manière si dramatique que je pense qu’il est temps de prendre des mesures audacieuses et, comme l’Europe l’a fait jusqu’à présent, je suis sûr que nous le ferons également dans ce dossier”, a ajouté Sefcovic.

Politique commerciale et autonomie stratégique européenne

Conférence PFUE - Politique commerciale et autonomie stratégique européenne - 07/03/2022 de France diplomatie sur Vimeo.

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Les chaînes de valeur européennes subissent actuellement une forte pression. Premièrement, la crise du COVID a révélé des vulnérabilités dans notre capacité à sécuriser nos propres approvisionnements, comme en témoignent les pénuries et les ralentissements de certaines chaînes de valeur. Sur fond de tensions mondiales croissantes, provoquées par une reprise des conflits entre États, et d’impasses persistantes dans le fonctionnement de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), un certain nombre de cas de distorsion de concurrence liés à des pratiques déloyales de pays tiers perturbent le marché intérieur et menacent nos entreprises et nos emplois. Enfin, le commerce est de plus en plus instrumentalisé par certains pays tiers pour influencer les décisions politiques de l’Union européenne et de ses États membres.

En réponse à ces défis, l’Union européenne a commencé à renforcer l’autonomie stratégique européenne, notamment par la révision et la coordination de sa politique industrielle et de sa politique commerciale au cours des deux dernières années.

« Économie stratégique ouverte (…) cela signifie en outre que l’UE continue de tirer parti des opportunités internationales, tout en défendant avec assurance ses intérêts, en protégeant l’économie de l’UE des pratiques commerciales déloyales et en garantissant des conditions de concurrence équitables. Enfin, cela implique de soutenir les politiques nationales visant à renforcer l’économie de l’UE et à la positionner comme un leader mondial dans la poursuite d’un système réformé de gouvernance du commerce mondial fondé sur des règles.« Commission Européenne, Examen de la Politique commerciale, 18 février 2021]

Lors de la Conférence du 7 mars 2022, le rôle de la politique commerciale dans la construction de l’autonomie stratégique européenne sera discuté. Réunis en tables rondes, les participants feront le point sur les vulnérabilités des chaînes de valeur européennes et les actions mises en œuvre pour renforcer leur résilience. Les discussions porteront ensuite sur le rôle du système commercial multilatéral dans la création des conditions d’un commerce fondé sur des règles et les possibilités de réforme de l’OMC. L’événement mettra également en lumière les outils de l’UE actuellement utilisés et négociés pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales ou abusives, tels que le nouvel instrument contre les distorsions causées par les subventions étrangères dans le marché unique européen. Enfin, dans un contexte de politisation croissante des relations commerciales, les discussions reviendront sur la stratégie et le levier nécessaires pour protéger la souveraineté de l’UE et défendre les entreprises européennes contre la coercition économique des pays tiers.

Cet événement, qui se tient sous la Présidence française du Conseil de l’Union européenne, réunira à Paris des responsables politiques, des représentants d’organisations internationales et européennes, des chefs d’entreprise et de la société civile. La Conférence sera ouverte par Franck Riester, Ministre Délégué au Commerce Extérieur et à l’Attractivité Économique, et Margrethe Vestager, Vice-Présidente Exécutive de la Commission Européenne.

Chiffres clés :

137

Le nombre de produits dans les écosystèmes sensibles pour lesquels l’Union européenne est très dépendante des pays étrangers.

38 millions

Le nombre d’emplois européens dépendant des exportations européennes

Plus d’informations

Feuille de route Inde-France sur l’Économie Bleue et la gouvernance des Océans (20 Févr. 2022)

L’Inde et la France entendent faire de l’économie bleue un moteur de progrès de leurs sociétés respectives tout en respectant l’environnement et la biodiversité côtière et marine. Les deux pays visent à contribuer à la connaissance scientifique et à la conservation des océans et à faire en sorte que l’océan reste un commun mondial, un espace de liberté et de commerce, fondé sur l’état de droit.

L’Inde et la France souhaitent contribuer à l’Objectif de développement Durable #14 du Programme de développement durable des Nations Unies, qui vise à conserver et à utiliser durablement les océans, les mers et les ressources marines. À cette fin, ils entendent agir en conformité avec le droit international, en particulier la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer, l’Accord de Paris sur le climat, la Convention sur la Diversité Biologique, la Convention Internationale pour la Prévention de la Pollution par les Navires, y compris la stratégie initiale de réduction des émissions de gaz à effet de serre des navires, adoptée dans le cadre de l’Organisation Maritime Internationale. Ils apportent leur soutien à la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030).

L’Inde et la France sont conscientes que l’océan a subi les effets néfastes du réchauffement climatique et de la pollution due aux activités humaines qui se manifestent principalement par des phénomènes d’acidification, un stress accru sur les ressources minérales et biologiques naturelles, une chute des stocks de poissons, des déplacements et une perte de diversité marine, la pollution – y compris la pollution plastique – l’érosion côtière et l’élévation du niveau de la mer.

Comme le souligne la Déclaration commune Inde-France adoptée le 22 août 2019, à l’occasion de la visite en France du Premier ministre indien, “L’Inde et la France sont convenues que les océans jouent un rôle important dans la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité et le développement, et, reconnaissant le lien entre environnement et sécurité, ont décidé d’élargir le champ de leur coopération maritime pour répondre à ces questions. Pour une utilisation durable des ressources marines, les Parties travailleront à la gouvernance des océans, notamment par la coordination au sein des organismes internationaux compétents. L’économie bleue et la résilience côtière sont une priorité commune pour l’Inde et la France. À cet égard, les deux Parties ont convenu d’explorer le potentiel de collaboration dans la recherche en sciences marines pour une meilleure compréhension des océans, y compris l’océan Indien.”

L’Inde et la France soulignent que la pêche est un secteur économique vital et joue un rôle décisif dans la sécurité alimentaire et la sécurité des moyens d’existence, en particulier pour les populations côtières. Ils soulignent également que des facteurs démographiques, économiques et sociétaux ont entraîné une augmentation de la demande mondiale de produits marins et un stress croissant sur les stocks mondiaux de poissons. Ils appellent ainsi à une approche durable de la pêche qui garantirait des conditions de vie décentes aux professionnels du secteur, tout en conservant la ressource à moyen et long terme, en tenant compte des lignes directrices volontaires de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture pour assurer une pêche artisanale durable dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l’éradication de la pauvreté.

L’Inde et la France entretiennent un dialogue de haute qualité sur la sécurité maritime, qui leur permet de soulever des questions stratégiques dans l’Indo-Pacifique. Ce partenariat marque une avancée significative dans la coopération Inde-France en matière de sécurité maritime.

En outre, un protocole d’accord a été signé entre le Ministère de la Transition écologique (MTE) et le Ministère de l’Environnement, des Forêts et du Changement climatique (MoEFCC) en 2018, donnant lieu à un groupe de travail sur l’environnement, qui soulève des questions urgentes sur le changement climatique, la qualité de l’air, les aires protégées et la biodiversité, entre autres. Sans préjudice du groupe de dialogue et de travail susmentionné, dont les domaines d’action ne seront pas affectés, l’Inde et la France souhaitent développer un nouvel espace de coopération sur l’économie bleue et la gouvernance des océans.

L’Inde et la France s’engagent également à promouvoir la coopération entre l’Union européenne et l’Inde sur l’économie bleue et la gouvernance des océans, dans le cadre de la feuille de route commune “Partenariat stratégique UE-Inde : Une feuille de route à l’horizon 2025” et de la stratégie de coopération de l’UE dans l’Indo-Pacifique.

Compte tenu des paragraphes précédents, les parties indienne et française adopteront cette feuille de route afin de renforcer leurs échanges bilatéraux sur l’économie bleue et la gouvernance océanique.

L’Inde et la France envisagent de mettre en place un partenariat Inde-France sur l’économie bleue et la gouvernance des océans dont le champ d’application englobera le commerce maritime, le commerce maritime des services, les ports, l’industrie navale, la pêche, les technologies marines et la recherche scientifique, l’observation des océans, les services de modélisation et de prévision des océans, la biodiversité marine, les aires marines protégées, les énergies marines renouvelables, les industries manufacturières marines, la gestion écosystémique marine et la gestion intégrée des côtes, l’écotourisme marin, les voies navigables intérieures, la coopération entre les administrations compétentes sur les questions maritimes civiles, l’aménagement de l’espace marin ainsi que le droit international de la mer et les négociations multilatérales connexes.

Les signataires veilleront à ce que les ministères et institutions compétents soient associés à ce partenariat qui aura une dimension interministérielle et inclura, le cas échéant, le secteur privé.

Pour échanger leurs points de vue sur leurs priorités, partager leurs meilleures pratiques et soutenir la coopération en cours et à venir, l’Inde et la France prévoient d’organiser un dialogue bilatéral annuel sur l’économie bleue et la gouvernance des océans. Le dialogue jouera un rôle moteur dans la formulation, l’organisation et le suivi des projets de coopération dans les quatre piliers du partenariat : (i.) institutionnel, (ii.) économique, (iii) infrastructures, (iv.) scientifique et académique.

Le NITI Aayog en Inde, et l’Ambassadeur des Pôles et des Affaires Maritimes au Ministère des Affaires étrangères en France seront des points de contact pour coordonner l’organisation de ce dialogue et assurer l’implication des ministères compétents.

L’Inde et la France sont attachées au droit international de la mer et à son respect sur toutes les mers et tous les océans. Afin de renforcer le droit international de la mer et de s’adapter aux nouveaux défis, ils coordonneront leurs positions dans les instances multilatérales et les négociations, qu’il s’agisse de l’Autorité internationale des fonds marins, de l’Organisation maritime internationale, des conventions maritimes régionales traitant des affaires maritimes et lorsqu’ils sont les deux Parties, ou de la Conférence intergouvernementale sur un instrument international juridiquement contraignant au titre de la CNUDM sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones situées au-delà de la juridiction nationale (BBNJ), entre autres. Ils tiendront des discussions sur le développement et le renforcement des aires marines protégées à travers le monde, en particulier dans le cadre des négociations sur le futur cadre mondial pour la biodiversité. Ils renforceront également leur coordination en vue de la cinquième session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement en 2022 afin de soutenir l’ouverture de négociations en vue d’un accord mondial sur les déchets plastiques marins et les microplastiques.

Plus largement, chaque signataire impliquera régulièrement l’autre dans les conférences, ateliers et colloques sur l’économie bleue et la gouvernance océanique qu’il est susceptible d’organiser.

Le signataire français réitère son invitation à ce qu’une délégation interministérielle indienne se rende en France pour rencontrer l’écosystème de l’économie bleue dès que la situation de santé publique le permettra.

L’Inde et la France feront de l’économie bleue une priorité dans le développement de leurs échanges économiques. Ils faciliteront les contacts entre les acteurs économiques, les organisations de chefs d’entreprise, les technopoles et les clusters maritimes des deux pays, les investissements croisés, ainsi que la délivrance de visas aux entrepreneurs actifs dans l’économie bleue.

L’Inde et la France se réjouissent que le  » Campus mondial de la mer ” en France ait proposé de faire de l’Inde l’invitée d’honneur de la Sea Tech Week à Brest du 26 au 30 septembre 2022, qui sera l’occasion de dynamiser les partenariats industriels et les innovations de l’économie bleue. Compte tenu de l’accent mis sur le thème “Transport maritime: vers des solutions plus intelligentes et plus vertes” lors de la Sea Tech Week 2022, les deux pays travailleront en étroite collaboration avec leurs entreprises du transport maritime, de la gestion portuaire, de la logistique, du démantèlement de navires, des chantiers navals, des fabricants d’équipements navals et d’autres industries de fabrication marine pour contribuer aux préparatifs de cet événement. Les deux pays peuvent également travailler ensemble pour développer des projets appropriés pour promouvoir les PME maritimes et la construction navale et la réduction des émissions marines, ainsi que des carburants marins alternatifs et plus propres, à faible teneur en carbone et à zéro carbone. Le « Campus mondial de la mer” à Brest et l’Ambassade de France en Inde, pour la France, ainsi que le Ministère de la Marine Marchande, des Ports et des Voies Navigables, et la Fédération des Chambres de Commerce et d’Industrie Indiennes, pour l’Inde, seront les points de contact pour préparer la participation d’une grande délégation indienne à la Sea Tech Week 2022.

Les signataires se félicitent des discussions en cours entre l’Agence Française de Développement (AFD) et le Ministère de la Pêche du Gouvernement indien, en vue de mettre en place un programme de soutien au secteur de la pêche durable en Inde, et encouragent leur poursuite. Des projets dans le domaine de l’économie bleue pourraient éventuellement être prévus pour non seulement aider à travailler sur la gestion durable des ressources halieutiques (et potentiellement d’autres sujets connexes tels que l’aquaculture, les ports écologiques de pêche, la gestion intégrée des zones côtières, l’observation par satellite), mais aussi pour renforcer les capacités des parties prenantes par d’éventuels échanges techniques. Ils encouragent également de nouvelles discussions sur les ports verts avec l’Association des ports indiens afin de promouvoir une connectivité plus durable dans la région Indo-Pacifique.

Compte tenu de l’expertise française en aquaculture, la France et l’Inde travailleront au développement commercial de nouvelles technologies agricoles, au développement conjoint dans l’élevage d’organismes marins pour l’alimentation, et d’autres produits tels que les produits pharmaceutiques et les bijoux, de manière à ne pas nuire à l’environnement. Cela peut inclure le développement conjoint de banques de couvées, de centres de reproduction de noyaux, d’écloseries et de pépinières, l’approvisionnement en aliments et des études conjointes pour la prévention des maladies aquatiques.

L’Inde cherche à développer ses ports, en mettant l’accent sur des infrastructures durables, y compris des ports écologiques de pêche. À cet égard, les deux parties encourageront le partage des connaissances et des méthodologies pour améliorer les infrastructures actuelles, accroître leur résilience au changement climatique, augmenter la capacité portuaire, développer des installations de stockage, des infrastructures plug and play dans les ports, avec un accent particulier sur le développement de « ports verts et intelligents » équipés de dragage durable et de recyclage des navires, qui est également l’un des domaines prioritaires de la France et implique une approche zéro déchet et d’économie circulaire. Cette coopération peut également s’étendre au développement d’équipements, par exemple sur les équipements de dragage, les navires / bateaux de pêche, les chalutiers, les pièces de rechange et les services de réparation, le câblage sous-marin et son entretien, la fabrication de glace, la corde, les engins de filet et les équipements marins.

En outre, ils coopéreront au développement des voies navigables intérieures, qui est l’une des priorités de l’Inde dans le domaine du développement des infrastructures. Cela peut inclure l’amélioration des infrastructures, le développement des chenaux, les aides à la navigation, les systèmes d’information fluviale.

Convaincus que la recherche en sciences et technologies marines est indispensable au suivi, à la protection et à l’utilisation durable des ressources marines vivantes et non vivantes et de la biodiversité des mers et de l’océan, l’Inde et la France renforceront leur coopération scientifique ainsi que les échanges d’étudiants et de chercheurs. L’océanographie physique et spatiale, les études d’impact environnemental, la lutte contre la pollution marine, la connaissance et la conservation de la biodiversité et des écosystèmes et services marins, la cartographie génétique de la biodiversité, la production d’un inventaire du matériel génétique, les approches écosystémiques, la surveillance des stocks de poissons, les techniques de pêche, la mise en valeur des stocks, l’observation des océans, la météorologie marine, la technologie d’exploration en haute mer, la technologie de l’océanarium ou le laboratoire sous-marin peu profond, les observations in situ des organismes marins, l’énergie marine, pourraient notamment être des domaines de coopération renforcée.

En outre, l’étude des impacts cumulatifs de multiples facteurs de stress sur le milieu marin, notamment l’acidification des océans, les pollutions et les phénomènes météorologiques extrêmes; les risques côtiers et la résilience peuvent également renforcer la coopération scientifique entre l’Inde et la France dans le domaine de l’Économie Bleue et de la Gouvernance des Océans. Des services de prévision océanique fiables et précis sont au cœur de toutes les parties prenantes de l’économie bleue pour les opérations quotidiennes, la planification à long terme et l’atténuation des catastrophes. Collaboration entre les centres opérationnels de prévision océanique en Inde (p. ex. INCOIS) et la France (par exemple l’IFREMER) est envisagée pour les observations océaniques, la modélisation et la prévision océaniques et le renforcement des capacités connexes.

L’Inde et la France resteront pleinement engagées dans le Sommet de la connaissance, organisé périodiquement par la France et l’Inde pour favoriser la coopération scientifique bilatérale. Le département scientifique de l’Ambassade de France en Inde et le Ministère indien des Sciences de la Terre seront les points de contact pour jeter les bases d’un atelier dédié aux sciences marines lors du Sommet de la Connaissance.

La France souhaite également envoyer rapidement un groupe d’experts scientifiques en Inde afin de rencontrer les principaux instituts océanographiques indiens tels que le Centre National Indien des Services d’Information Océanique (INCOIS), l’Institut National de Technologie Océanique (NIOT) et l’Institut National d’Océanographie (NIO), ainsi que le Centre National de Gestion Durable du Littoral. L’Inde se félicite d’une telle visite, dont elle facilitera l’organisation.

L’IFREMER, l’Institut national français des sciences et technologies océaniques et le Ministère indien des Sciences de la Terre ont entamé des contacts afin d’approfondir le potentiel de coopération, notamment dans le cadre de la mission Deep Ocean.

Le CNRS, Centre National de la Recherche Scientifique, affiche son intérêt à collaborer en Biologie Marine et en Biotechnologie, dans le cadre de l’accord CNRS-DBT, et aussi éventuellement dans le cadre de la Station Marine Avancée de Biologie Océanique, annoncée comme l’une des composantes majeures de la Mission Deep Ocean proposée par le Ministère des Sciences de la Terre en 2021.

L’Inde et la France se réjouissent du lancement du programme de coopération universitaire et scientifique GOAT (Goa ATlantic cooperation in Marine Science and Technology) signé à Brest le 20 janvier 2020, entre les acteurs français du “ Campus mondial de la mer ” et l’Indian Institute of Technology de Goa. Ils appuieront sa mise en œuvre et faciliteront la délivrance de visas pour les étudiants et les chercheurs impliqués. L’Inde et la France souhaitent encourager la mobilité des étudiants dans le secteur de l’économie bleue et dans les sciences et technologies marines. Ils appellent au développement de partenariats entre les établissements d’enseignement supérieur.

Afin d’encourager les partenariats scientifiques en sciences de la mer, l’Ambassade de France en Inde s’efforcera, à partir de 2022, d’octroyer cinq bourses de mobilité étudiante dans ce domaine. L’Inde facilitera les aspects administratifs de la mise en œuvre de tels partenariats.

L’Inde et la France chercheront un financement privé pour créer un Centre de R & D pour soutenir des projets communs et s’efforceront d’encourager et de soutenir des projets sur l’économie bleue et la connaissance de l’océan dans le cadre du Centre Indo-Français pour la Promotion de la Recherche Avancée (CEFIPRA / IFCPAR).

L’Inde et la France encourageront la coopération scientifique entre leurs institutions de recherche et faciliteront les procédures administratives, telles que la délivrance de visas et les autorisations nécessaires pour les personnes impliquées dans la recherche.

Adopté à Paris, le 20 février 2022, en anglais et en français.

AIEA - Questions et réponses - (02 Mar. 2022)

Q: Craignez-vous que le soutien à la résolution du Conseil de l’AIEA sur l’Ukraine condamnant l’invasion russe ne complique les négociations sur l’Iran, dans lequel la Russie joue un rôle important?

A: La session d’aujourd’hui du Conseil des gouverneurs de l’AIEA et la résolution qui sera discutée au cours de cette session couvrent des sujets très spécifiques et ciblés: la sécurité et la sûreté des installations nucléaires et les activités de l’Agence relatives aux garanties en Ukraine. Ces sujets sont tout à fait distincts des négociations de Vienne sur le retour des États-Unis au Plan d’action et sur le respect par l’Iran de ses engagements au titre de cet accord.

Cartier porte plainte pour « concurrence déloyale  » contre son rival Tiffany aux États-Unis

La société de bijoux Cartier a annoncé mardi avoir déposé une plainte devant un tribunal de New York contre son rival américain Tiffany & Co pour concurrence déloyale.

Les cadres supérieurs de Tiffany & Co auraient tenté d’obtenir des informations de manière “inappropriée” sur les activités de Cartier aux États-Unis par l’intermédiaire d’un ancien employé, a-t-il déclaré dans un courriel à l’AFP.

L’ex—employé, qui avait quitté Cartier — propriété du groupe suisse Richemont - pour rejoindre Tiffany est également cité dans la plainte.

 » Cartier respecte pleinement le droit de ses concurrents de poursuivre leurs objectifs commerciaux », a-t-il déclaré.

“Dans ce cas, cependant, les ambitions commerciales de Tiffany ont franchi la ligne entre le cours normal des affaires et la concurrence déloyale”, a-t-il ajouté.

Selon la plainte, avant de quitter Cartier, l’employée a accédé à des disques, des dossiers et des documents pour lesquels elle n’avait aucun besoin commercial en tant qu’employée de l’entreprise.

Le joaillier haut de gamme Tiffany, qui a été acheté par le géant français du luxe LVMH l’année dernière, a fermement nié cette affirmation.

« Tiffany nie formellement ces allégations sans fondement et prévoit de se défendre vigoureusement », a déclaré la firme américaine.

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Les plus grands groupes maritimes du monde suspendent les livraisons russes

Les trois plus grands groupes de transport de conteneurs au monde ont annoncé mardi qu’ils suspendaient les livraisons non essentielles à la Russie, ajoutant à l’isolement économique du pays à la suite d’une série de sanctions de l’Occident.

Le géant danois du transport maritime Maersk, le Suisse MSC et le Français CMA CGM ont tous annoncé qu’ils ne prendraient plus de réservations de marchandises en provenance de Russie et suspendaient la plupart des livraisons à la suite de l’invasion de l’Ukraine par Moscou.

Citant l’impact des sanctions, “les réservations à destination et en provenance de la Russie seront temporairement suspendues, à l’exception des denrées alimentaires, des fournitures médicales et humanitaires”, a déclaré Maersk dans un communiqué.

MSC a annoncé des mesures similaires, affirmant qu’il ”continuerait d’accepter et de filtrer les réservations pour la livraison de biens essentiels ».

CMA CGM a déclaré que ses  » priorités absolues restent de protéger nos employés et d’assurer autant que possible la continuité de votre chaîne d’approvisionnement ”.

“Dans un souci de sécurité, le groupe a décidé de suspendre toutes les réservations à destination et en provenance de Russie à compter d’aujourd’hui et jusqu’à nouvel ordre”, a-t-il déclaré dans un communiqué publié sur son site Web.

MSC est récemment devenu le plus grand expéditeur au monde en termes de capacité, suivi de près par Maersk, selon les données du fournisseur de renseignements Alphaliner, les deux sociétés représentant environ 17% chacune du transport maritime mondial de conteneurs.

MSC est le troisième plus grand, avec une part de 12, 6%, selon Alphaliner.

Des concurrents plus petits tels que Ocean Network Express, dont le siège social est à Singapour, et l’allemand Hapag Lloyd, ont également annoncé la fin des livraisons non essentielles.

Les compagnies de transport de conteneurs transportent la majeure partie des produits manufacturés du monde, ce qui en fait un élément essentiel du système commercial mondial.

L’économie russe est sous le choc des vagues successives de sanctions annoncées par les pays occidentaux, menées par les États-Unis et l’Union européenne, visant les banques, les réserves de change et les oligarques du pays.

L’objectif des sanctions est “d’isoler politiquement, financièrement et économiquement la Russie”, a déclaré mardi le ministre allemand des Finances, Christian Lindner.

Les mesures ont « déjà eu un impact massif sur les marchés des capitaux et la monnaie”, a-t-il déclaré à l’issue d’une réunion avec des homologues du club des pays riches du G7.

Les autorités russes ont annoncé une série de mesures destinées à endiguer la chute du rouble et des marchés financiers au sens large, notamment l’interdiction des transferts d’argent à l’étranger et la fermeture de la Bourse de Moscou.

Le rouble a chuté d’environ 35% depuis la semaine dernière, lorsque Vladimir Poutine a lancé l’invasion.

Le Festival de Cannes interdit les délégations russes : déclaration

Le Festival de Cannes a annoncé mardi que les délégations russes ne seraient pas les bienvenues à l’événement de cette année en mai en raison de l’invasion de l’Ukraine.

“Le Festival de Cannes souhaite exprimer tout son soutien au peuple ukrainien », a déclaré son équipe dans un communiqué.

« Nous ajoutons notre voix à ceux qui s’opposent à cette situation inacceptable et dénoncent l’attitude de la Russie et de ses dirigeants.

“Il a été décidé — à moins que la guerre d’agression ne cesse dans des conditions qui satisfassent le peuple ukrainien — de ne pas accueillir de délégations officielles de Russie ou d’accepter la moindre présence liée au gouvernement russe.”

Les organisateurs ont salué le courage de tous les Russes prenant le risque de protester contre l’invasion, ainsi que des artistes et professionnels du cinéma russes qui se sont dressés contre le gouvernement actuel.

 » Fidèle à son histoire, qui a commencé en 1939 dans la résistance à la dictature fasciste et nazie, le Festival de Cannes se mettra toujours au service des artistes et des professionnels du cinéma qui élèvent la voix contre la violence, la répression et l’injustice ”, ajoute le communiqué.

Le Festival de Cannes a été fondé en 1939, principalement pour concurrencer le Festival du Film de Venise dans l’Italie sous contrôle fasciste.

L’événement de cette année aura lieu du 17 au 28 mai.

Dior dévoile des vêtements « protecteurs  » pour une période de crise

Le défilé de Dior à la Fashion Week de Paris mardi a donné un ton sombre, la créatrice Maria Grazia Chiuri déclarant à l’AFP que son objectif de combiner “beauté et protection” était approprié pour une période de guerre.

La collection a été constituée bien avant que l’armée russe ne commence à bombarder l’Ukraine la semaine dernière.

Mais avec les modèles Dior arborant une gamme d’équipements de protection — des épaulettes aux corsets airbag en passant par les hauts qui ressemblaient distinctement à des gilets pare—balles - il était difficile de ne pas penser aux nouvelles d’Europe de l’Est.

Avant même le conflit ukrainien, “le monde était déjà en guerre”, a déclaré Chiuri, directrice artistique de Dior pour les femmes, avant le défilé.

« Covid était une autre forme de guerre. Nous avons tous connu des mois très difficiles « , a-t-elle déclaré.

“Il y a beaucoup de réflexion, en ces temps difficiles, sur la façon d’allier beauté, esthétique et protection.”

La créatrice italienne de 58 ans a déclaré que ses dernières créations visaient à trouver des solutions techniques plus fonctionnelles pour le corps des femmes.

Ils comprenaient une refonte high-tech de la création la plus emblématique de Christian Dior, la veste Bar.

En collaboration avec une entreprise italienne d’accessoires de moto, D-Lab, la nouvelle veste dispose de son propre système de chauffage interne, associé à des hanches rembourrées qui lui confèrent un look hypersexualisé et futuriste.

 » Les vêtements sont eux-mêmes une forme de protection they ils nous rassurent. Cet aspect est très présent dans ce que je fais — la protection émotionnelle ainsi que la protection au sens propre ”, a-t-elle déclaré.

Féministe engagée, Chiuri voit dans la crise actuelle une preuve supplémentaire des défaillances d’une société dominée par les hommes.

“Le problème est culturel et patriarcal. Il doit y avoir plus de femmes aux postes de décision. Il y aurait moins de guerres ”, a-t-elle déclaré.

Les défilés automne-hiver étaient censés marquer le retour à la normale de la Fashion Week de Paris, avec presque toutes les marques de retour à la tenue d’événements publics alors que les restrictions pandémiques s’atténuent à travers l’Europe.

Mais la guerre en Ukraine a jeté un froid, les organisateurs publiant lundi une déclaration exhortant les participants à vivre les spectacles “avec solennité et en reflet de ces heures sombres”.

neo / er / jv

Iran - Questions/réponses prise des paris <url> 2022)

Q: L’Iran a répété ce matin que les États-Unis et l’E3 n’avaient pas encore pris les décisions politiques importantes nécessaires à la conclusion des négociations nucléaires. Pensez-vous que cette semaine offre la dernière chance de parvenir à un accord?

A: Comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, la conclusion des négociations cette semaine revêt en effet une importance cruciale.

Bélarus: La France ne reconnaît pas les résultats du scrutin supposé référendaire (28 Févr. 2022)

La France, comme ses partenaires européens, n’a pas reconnu les résultats de l’élection présidentielle frauduleuse du 9 août 2020 au Bélarus. La France ne reconnaît pas non plus les résultats du supposé scrutin référendaire organisé du 22 au 27 février dans ce pays.

Le vote – qui s’est déroulé dans des conditions de répression et d’intimidation violentes que l’Europe n’a pas connues depuis des décennies et à un moment où la Biélorussie a mis son territoire à la disposition de l’invasion de l’Ukraine par la Russie – n’a fourni aucune des conditions nécessaires pour garantir l’expression libre et démocratique du choix du peuple biélorusse, et représente une nouvelle étape dans la vassalisation de la Biélorussie.

La France ne croit pas que le projet de constitution proposé, élaboré dans la plus grande opacité et sans concertation avec l’opposition démocratique, reflète les aspirations légitimes exprimées depuis l’été 2020 par les citoyens biélorusses, qui réclament légitimement la démocratisation de leur pays et la reconnaissance de leurs droits fondamentaux.

La France est également particulièrement préoccupée par la suppression des références à l’objectif de neutralité du Bélarus et à la dénucléarisation de son territoire. Cette réforme crée une nouvelle source d’instabilité et d’incertitude pour la sécurité du continent européen, au moment même où une crise majeure se déroule en raison de l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine, qui n’a aucune justification valable et à laquelle le Bélarus participe désormais directement. Avec nos partenaires de l’OTAN, nous nous réservons le droit de prendre les mesures nécessaires pour nous adapter à cette nouvelle situation stratégique.

Nous restons résolument aux côtés du peuple biélorusse, qui a le droit de choisir l’Europe, la démocratie, la liberté et la paix.