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. Il faut savoir que, lorsque Claude Mandel, qui vit toujours du côté de Nîmes, écrit cette lettre, elle a 14 ans et quelques jours auparavant, elle a découvert le cadavre de son père à la morgue de Versailles, où le médecin légiste a cru le reconnaître, le corps criblé de balles. Cette jeune fille écrit à Lavalle et un beau texte où elle dit aussi : "Je plains vos filles car votre nom restera dans l'histoire, il sera celui d'un bourreau, quant au mien, il restera dans l'histoire, il sera celui d'un héros".
Voilà la personne dont votre collège porte le nom. C'est un honneur pour chacun d'entre vous. Vous avez très bien lu ce texte.
Il ne suffit pas d'être âgée pour faire des grandes choses, puisque Claude Georges Mandel, la fille, avait 14 ans, lorsqu'elle a eu le courage d'écrire cette lettre et Guy Môquet avait 17 ans quand il a écrit sa dernière lettre à ses parents.
Moi, je pense que c'est très important que des collégiens et des lycéens sachent que dans l'histoire de notre pays, il y a des jeunes de leur âge, ou un tout petit peu plus âgés, qui ont été des braves, qui ont été courageux, qui se sont hissés au-dessus de leurs conditions, pour porter le message de la France éternelle.
Etre les citoyens d'un vieux pays, d'un grand pays, c'est connaître son histoire. L'histoire d'un pays et la façon dont on la respecte, c'est la façon dont on se prépare à l'avenir de ce pays. Au moins, je voudrais que vous sachiez que Georges Mandel, c'est quelqu'un qui a compté [...]
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