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  28-09-07
Discours du Président de la République à la remise de décoration de Tony PARKER

Monsieur le Président de la Fédération,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis,
Cher Tony,

Je suis heureux de vous accueillir ici. Sachez que cette cérémonie compte beaucoup à mes yeux, car elle distingue un homme pour qui j’ai la plus grande estime. Un homme qui fait honneur à la France. Un homme qui incarne des valeurs : la persévérance, le dépassement de soi, le refus de l’échec, le goût de l’effort, la volonté de s’en sortir, l’amour de la victoire, le sens de l’équipe. Vous êtes, Cher Tony, le symbole de ce que représente pour moi le sport. Le sport, c’est l’école de la vie.

Le basket, pour vous, c’est une affaire de famille.
Vous portez le même nom et le même prénom que votre père et votre grand-père. Votre père était un excellent défenseur. Il gagna la Coupe de France de basket en 1984.

J’aime le sport. Vous, Tony, et vos deux jeunes frères Terence et Pierre, vous êtes atteints par le virus ! Terence est meneur de jeu comme vous, Pierre est gaucher et, contrairement au reste de la famille, il évolue au poste de deuxième arrière. Mais enfin, c’est quand même le basket ! Votre parrain, Jean-Pierre STAELENS, reste l’homme aux 100 sélections, toujours détenteur d’un record mythique (71 points marqués en une rencontre en 1967 face à Valenciennes). C’est lui le premier qui vous repère.

Quand vous étiez enfant, vous déménagiez souvent au gré des contrats paternels. La caravane Parker fait escale à Fécamp, à Rouen. C’est là que vous débutez…. Mais pas au basket, au football. Car, en plus, vous aimez les sports collectifs et les valeurs collectives.

En fait, vous avez choisi le basket mais vous étiez aussi doué pour le football. Vous excellez dans ces 2 sports. C’est Michael JORDAN, excusez du peu, qui vous aide à la décision. C’est une des grandes rencontres de votre vie. Chicago, 1996, vous aviez 14 ans, vous assistez à un entraînement de Michael JORDAN et une photo, son parrainage. Mais le parrainage ne fait pas oublier la filiation : « je voudrais, avez-vous dit, suivre l’exemple de mon père mais en faisant mieux que lui ». « J’ai des qualités de vitesse et d’agilité et, surtout, je fais tout plus vite que les autres ».

Vous prenez votre temps pour grapiller les centimètres. Votre mère Pamela est naturopathe. Même si vous n’aimez pas les épinards ou le chou-fleur, votre mère suit avec attention votre alimentation. Votre taille, seulement 1m88, et votre tempérament décident de votre poste. Vous dites « Je suis meneur, c’est un poste clé parce que, comme ça, tu t’occupes de tout ».

Vous vous occupez de tout et surtout de gagner des titres, de battre des records, pour une reconnaissance mondiale et internationale qu’aucun champion français n’avait eue.

En 2000, tous les titres de l’espoir : Meilleur espoir parisien, meilleur espoir de Pro A, meilleure progression de Pro A et le titre de champion d’Europe avec l’équipe de France junior.
Vous dites qu’avec le titre NBA, c’est votre meilleur souvenir de basket. Vous jouiez en Croatie. Votre équipe, c’était votre bande de copains. Les mères avaient fait le voyage etc...

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