M. le Président de la République présente ses félicitations aux récipiendaires du Prix Nobel de la Paix 2007
C'est avec très grande joie que je viens d'apprendre que le Prix Nobel de la Paix 2007 venait d'être attribué conjointement à M. Al GORE et au groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC).
Je présente à M. Al GORE, au Président du GIEC, M. PACHAURI, et aux quelques 2000 experts qui travaillent depuis 1988 sur la connaissance scientifique des changements climatiques, mes plus chaleureuses félicitations.
Je félicite le Comité Nobel d'avoir montré, par son choix, que la lutte d'aujourd'hui contre le changement climatique était un facteur déterminant de la paix de demain. Le GIEC, grâce à ses travaux, a permis d'établir un diagnostic scientifique incontestable du réchauffement en cours de la planète et des risques potentiellement dramatiques qu'il faisait courir à l'humanité tout entière.
Le prix récompense également en M. Al GORE une personnalité remarquable. J'ai déjà eu l'occasion de lui dire, notamment lorsque nous nous étions rencontrés il y a un an à Paris, toute l'estime que m'inspirait son action pour la protection de notre environnement. Son œuvre cinématographique, ses interventions très nombreuses pour faire prendre conscience à tous de la nécessité de lutter dès maintenant, avec un haut degré d'ambition, contre le changement climatique, avant qu'il ne soit trop tard, ont déjà permis de faire évoluer les esprits. M. Al GORE a eu très tôt la conviction de l'importance vitale de cette question. Je me réjouis qu'un grand Américain comme lui ait pris ses responsabilités pour montrer l'exemple.
L'attribution de ce prix oblige l'ensemble de la communauté internationale. Nous devons maintenant tous ensemble, sous l'égide des Nations Unies, réunir et concrétiser nos efforts pour définir à l'échelle planétaire un cadre global de lutte contre le réchauffement climatique.
Publié le 11-10-07
à 11:14
Message de M. le Président de la République au Colonel Philippe VANBERSELAERT Chef du Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) du Nord
Le SDIS du Nord est endeuillé. Le sergent-chef Daniel HOSDEZ a trouvé la mort cette nuit, en opération alors qu’il intervenait sur un incendie à Bailleul. Le caporal LAGACHE est lui-même grièvement blessé.
Je souhaite m’associer à votre douleur et à votre chagrin.
Je sais que vous saurez entourer les familles de vos deux camarades touchées par cette épreuve douloureuse.
Je vous demande de transmettre à tous les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires de votre département ma confiance et mon soutien ainsi que l’assurance de la reconnaissance de tous nos concitoyens pour leur engagement qui peut aller, comme ces évènements tragiques le confirment aujourd’hui, jusqu’à le payer de leur vie.
Allocution du Président de la République lors de l'inauguration du Monument Normandie Niemen à Moscou
Monsieur le Président,
Monsieur le Maire de Moscou,
Mesdames, Messieurs,
Le monument que nous inaugurons aujourd’hui témoigne de la grandeur de la relation entre nos deux peuples. Engagé sur le terrible front de l’Est à partir de 1943, le régiment Normandie-Niemen pris part à trois campagnes majeures contre les nazis. Quarante-deux aviateurs ont payé de leur vie leur engagement au service de la paix. Aux vétérans de cette page inoubliable de notre histoire commune, je veux dire aujourd’hui notre respect, notre gratitude et notre émotion.
Le témoignage que vous nous offrez, c’est que l’audace, la générosité et la fraternité permettent d’affronter tous les dangers et de faire triompher le droit et la justice.
L’Europe ne connaît plus la guerre mais le monde reste meurtri et bouleversé par des déchirures profondes.
Pour affronter ces défis d’aujourd’hui, votre exemple est une source d’inspiration.
Cher Vladimir POUTINE, unis, Français et Russes nous pouvons apporter une contribution déterminante à la paix. C’est notre devoir et ce devoir, nous n’avons pas le droit de l’oublier.
C’est le sens de ma visite ici en Russie.
C’est mon ambition pour nos deux peuples.
Publié le 09-10-07
à 17:09
Communiqué de M. Le Président de la République pour l’attribution du prix Nobel de physique au Professeur Albert Fert
C’est avec beaucoup de fierté et de bonheur que j’ai appris l’attribution du prix Nobel de physique au Professeur Albert Fert. Ce prix, qui couronne des travaux sur la magnétorésistance géante, est partagé avec le Professeur Peter Grünberg qui avait découvert séparément le même phénomène. A cet égard, et je souhaite le souligner, c’est la recherche européenne qui est couronnée.
La carrière du Professeur Fert et la façon dont il mène ses activités scientifiques illustrent à merveille la chaîne vertueuse que nous devons renforcer, qui va de la recherche fondamentale aux applications de la recherche. Les travaux du Professeur Fert sont en effet l’aboutissement de recherches fondamentales qui ont commencé à prendre corps au milieu des années 1930. Les innovations technologiques auxquelles ils ont donné lieu se retrouvent aujourd’hui dans la vie quotidienne de millions de personnes, puisqu’ils sont à l’origine de la construction des têtes de lecture des disques durs de nos ordinateurs. De très nombreuses applications existent également, notamment, dans l’électronique appliquée de la téléphonie mobile
Les travaux du Professeur Fert montrent ainsi qu’il ne saurait y avoir d’innovations technologiques majeures sans fondements scientifiques forts. Recherche fondamentale et avancées technologiques sont liées, dès lors que la recherche est portée par des scientifiques ouverts au monde et soucieux que leur contribution participe concrètement au progrès de l’humanité. Ils montrent ce qu’une recherche animée par le souci constant et sans faille de l’excellence peut apporter de mieux pour l’amélioration de la qualité de vie de nos concitoyennes et de nos concitoyens.
Le Professeur Fert est un pur produit de l’excellence française. Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, Albert Fert est Professeur à l’Université de Paris-Sud (Paris 11) et dirige aussi un laboratoire mixte CNRS–Groupe Thalès. Il fait partie de cette catégorie de grands savants qui nous montrent la voie à suivre pour que notre enseignement supérieur et notre recherche apportent des solutions d’avenir au développement et au rayonnement de la France. A cet égard aussi, le parcours du Professeur Fert est exemplaire. C’est donc tout naturellement que la Nation lui témoigne aujourd’hui sa très grande reconnaissance.
Annonces de Monsieur le Président de le République à l’issue de la table-ronde sur la réinsertion par le travail Conseil Général de Côte d’Or
Dijon - Mardi 2 Octobre 2007
1. Le revenu de solidarité active :
J’ai demandé à Martin HIRSCH, Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, de préparer une réforme des minima sociaux et des aides à la reprise d’emploi. Une première étape est déjà engagée avec l'expérimentation, dans certains départements, comme la Côte d’Or, du revenu de solidarité active qui bénéficie à ceux qui reprennent un emploi.
Je souhaite que ce chantier aboutisse en 2008.
Le revenu de solidarité active devra garantir à toute personne qui reprend un travail que ses ressources vont augmenter, et cela dès la première heure travaillée, sans recréer de nouveaux effets de seuils. Nous aiderons ainsi davantage ceux qui font l’effort de reprendre un emploi. Cette réforme devra également permettre de simplifier les minima sociaux et d’en finir avec une situation où l’on verse des avantages liés à un « statut » de titulaire de minimum social et où ces avantages disparaissent lors de la reprise d’un emploi.
2. La réforme des contrats aidés
Je demande à Martin HIRSCH, en liaison avec Christine LAGARDE, de présenter un projet de création d’un « contrat unique d’insertion ».
L’unification de tous les contrats aidés répondra aux besoins de simplicité grâce à un régime juridique unique pour l’ensemble des contrats aidés, avec un seul prescripteur. Le système sera plus efficace et aussi plus lisible pour les bénéficiaires.
Le « contrat unique d’insertion » devra répondre au souci des acteurs de terrain de disposer d’un cadre souple qui soit adapté à la diversité des situations des personnes éloignées de l’emploi et de leurs projets professionnels. Il pourra être conclu pour des durées hebdomadaires et totales variables selon les besoins.
Enfin, les titulaires du « contrat unique d’insertion» seront suivis par le service public de l’emploi, même pendant l’exécution du contrat, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
Avec ce contrat unique nous aurons enfin un véritable outil permettant à tous ceux qui sont en situation d’échec et d’exclusion de retrouver le chemin de l’insertion sociale et professionnelle.