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10-10-07 |
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Discours du Président de la République devant la communauté française de Moscou
Ambassade de France
Moscou – Mercredi 10 octobre 2007
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE – Mesdames et Messieurs, je voudrais d’abord vous remercier de votre présence si nombreuse. C’est un grand bonheur pour moi d’être à Moscou. Je voudrais saluer tout particulièrement notre ambassadeur qui fait un travaille remarquable dans une capitale stratégique pour les intérêts de la France.
J’ai eu l’occasion de rencontrer très longuement le Président POUTINE hier et je vais avoir beaucoup d’entretiens avant de repartir en France, dès cet après-midi. J’aurais souhaité rester plus longtemps mais … enfin se réveiller sur la Place Rouge, il y a pire.
Je voudrais également vous remercier d’abord pour ce que vous faites les uns et les autres pour la France. Que vous soyez fonctionnaire, diplomate, professeur, enseignant, que vous travailliez dans une entreprise, vous défendez l’image de notre pays, vous portez les intérêts de la France dans un pays extrêmement important pour nous. Vous avez fait le choix de l’expatriation momentanément et j’imagine que ce que cela peut représenter comme intérêt, comme passion, comme découverte et en même temps comme déchirement. Cela veut dire des amis, une partie de la famille, des parents, des enfants qui sont restés derrière. J’imagine que, chaque jour, on doit se poser la question : « Est-ce que j’ai fait le bon choix ? Est-ce que tout ceci ne me pèse pas ? » Il y a une jeune femme, très jolie, qui me fait un signe : « non cela ne me pèse pas ». Vous avez rencontré l’amour ? Félicitations ! Parce que j’imagine qu’il n’y a que cette raison qui peut faire dire que….
Mais en même temps, je sais que lorsque l’on vit à l’extérieur de son pays, on est passionné par ce qui se passe dans son pays, parce que, au fond, avec la distance, on se rend compte que son pays, c’est très important. Il y a, sans doute, encore plus d’attachement de la part de l’expatrié privé momentanément du bonheur de vivre sur le sol national que de la part de celui qui vit chez lui et qui finit, un peu comme l’air que l’on [.......]
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