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1. L'unification de la cité
La césure entre l'Est et l'Ouest est particulièrement sensible à Berlin,
microcosme de l'Allemagne unifiée dans lequel se posent plusieurs problèmes
nés de l'unification. C'est le cas dans les domaines politique (forte
présence du PDS), social (taux de chômage élevé), économique (introduction
de l'économie de marché à l'est) et culturel (relations parfois difficiles
entre "wessies" et "ossies").
2. Le transfert du parlement et du gouvernement
Le 20 juin 1991, le Bundestag décidait le transfert du gouvernement fédéral
à Berlin pour 1995. En octobre 1994, l'échéance a été reportée à 1999
pour l'essentiel des organes gouvernementaux. Le déménagement s'est officiellement
achevé en septembre dernier.
La première réunion du Parlement dans les bâtiments du Reichstag rénové
s'est tenue en avril 1999, à l'occasion de l'élection du nouveau Président
de la République, tandis que l'installation du Chancelier fédéral à Berlin
a eu lieu en septembre 1999. Six ministères fédéraux n'ont pas été transférés.
Le coût du déménagement (construction et aménagement des bâtiments nécessaires)
a été estimé à 20 milliards de DM.
3. La fusion avec le Brandebourg
Malgré l'échec de la fusion entre Berlin
et le Brandebourg en 1996, à la suite d'un vote négatif des électeurs
brandebourgeois, le thème de la coopération entre la nouvelle capitale
fédérale et sa périphérie demeure un sujet de préoccupation majeur à Berlin.
Les responsables politiques, dans leur immense majorité, considèrent que
les économies des deux Länder sont trop imbriquées pour permettre le maintien
de deux Länder distincts. Ceci est d'autant plus vrai que la ville de
Berlin est confrontée à des mouvements de migration de populations et
d'entreprises vers le Brandebourg. Ainsi, ce sont 20.000 personnes qui,
chaque année, quittent la ville-Etat pour s'installer dans sa périphérie.
Cela se traduit pour Berlin par un recul des rentrées fiscales.
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