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La communauté française en Allemagne compte
près de 100 000 personnes. Elle est en augmentation après avoir connu
jusqu'en 1996 une diminution importante de ses effectifs en raison principalement
du départ des forces militaires françaises. Cette communauté est essentiellement
concentrée sur Stuttgart, Munich, Francfort et Duesseldorf.
La communauté française de Berlin peut être estimée à près de 30 000 personnes.
L'accroissement qu'elle enregistre aujourd'hui résulte de l'attrait manifeste
que représente la capitale allemande pour nos compatriotes.
La communauté française en Allemagne est caractérisée par la jeunesse
et par une proportion élevée de binationaux (37 pour cent), notamment
chez les moins de 18 ans. Ce sont surtout des enfants de couples franco-allemands.
En effet, le nombre de mariages mixtes est élevé. Le plus souvent il s'agit
de Françaises qui épousent des ressortissants allemands.
La répartition socioprofessionnelle fait ressortir une majorité d'employés
dans le secteur tertiaire, mais le nombre de cadres et de dirigeants d'entreprise
est en augmentation constante. En effet, la France se situe aux premiers
rangs des investisseurs étrangers en l'Allemagne. Au total, toutes formes
juridiques confondues (filiales, succursales, agences, bureaux de représentation,
franchisés..), ce sont près de 1 400 implantations que les entreprises
françaises ont établies, et ce dans tous les grands secteurs d'activités.
L'Allemagne attire de plus en plus les jeunes français, qui se dirigent
notamment vers le bassin Rhénan, la Bavière et Berlin. Nombreux sont ceux
qui viennent tenter leur chance à la recherche d'un emploi. La maîtrise
de la langue allemande est indispensable pour exercer une activité professionnelle.
On note cependant, un nombre important d'artistes (peintres, musiciens,
danseurs, etc.), qui parviennent effectivement à s'installer dans un milieu
culturel propice, pour lequel la maîtrise de la langue n'est pas essentielle.
Un nombre important de sportifs (football) opèrent dans les clubs allemands
(B. Lizarazu à Munich, Y. Djorkaeff à Kaiserslautern).
Les associations françaises ne fédèrent qu'une partie modeste de cette
importante communauté. Nos compatriotes sont en effet bien intégrés à
la population allemande. Certains d'entre eux, dont la vie s'est déroulée
en Allemagne, comme les binationaux, ne parlent pas (ou plus) notre langue.
On constate aussi que certains étudiants privilégient leurs relations
avec les Allemands. L'activité des comités consulaires pour la protection
et l'action sociale est très réduite dans la mesure où les Français installés
en Allemagne bénéficient localement de prestations sociales supérieures
aux prestations équivalentes françaises.
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