LE PRESIDENT :- Avec le Président POUTINE, nous avons fait le point sur les réformes engagées en Russie, en encourageant les efforts visant à établir un État de droit répondant aux exigences démocratiques d'une économie moderne. Nous avons évoqué, bien entendu, au-delà d'un certain nombre d'autres problèmes, le problème de la Tchétchénie, en soulignant l'importance qu'il y avait à trouver, mais c'est notre position et vous la connaissez, une solution politique à ce problème.
QUESTION – (…) Monsieur le Président, si je puis me permettre de revenir sur la visite du Président POUTINE. Je sais que vous estimez que cette visite a été très utile pour renforcer le partenariat stratégique entre l'Union européenne et la Russie. Mais cette visite a eu aussi comme effet d'éclipser quelque peu les travaux du Conseil européen. Est-ce que vous pensez que c'est une bonne chose, à l'avenir, que des hôtes étrangers perturbent un peu le déroulement de ces travaux communautaires ?
LE PRÉSIDENT - Sur la deuxième question, elle peut se poser, effectivement. En règle générale, le Conseil européen est là pour gérer les affaires européennes. Dans le cas particulier, c'était le premier Conseil pour examiner les problèmes économiques et sociaux. Et puis, le cas échéant, naturellement, pour faire face à une situation de crise. Et c'est à ce titre que le Président macédonien, lui, était venu.
Pour ce qui concerne la visite du Président POUTINE, je crois qu'elle était utile. Cela fait partie, si j'ose dire, des exceptions qui confirment les règles. Je crois que le Conseil européen n'est pas fait pour cela, effectivement, mais que, dans le cas particulier, il y avait une justification. Et puis, c'est une décision de la présidence suédoise et je voudrais souligner que la présidence suédoise, tant dans la préparation que dans l'exécution de ce Conseil, a été absolument parfaite. Et par conséquent, nous n'avons pas la moindre intention de la critiquer si peu que ce soit.