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PROTOCOLES ADDITIONNELS
A LA CONVENTION DES DROITS DE L'ENFANT SUR LES ENFANTS DANS LES CONFLITS
ARMES ET SUR LA VENTE D'ENFANT, LA PROSTITUTION ENFANTINE ET LA PORNOGRAPHIE
METTANT EN SCENE DES ENFANTS
- Ces deux textes, fruits de six ans de difficiles négociations, marquent
des progrès réels. Ils ont été adoptés le 25 mai 2000 par l'Assemblée
Générale des Nations Unies. Bien qu'il ait été décidé de donner une certaine
solennité à leur signature, en saisissant l'occasion fournie par le sommet
du Millénaire, ils ont été ouverts à la signature dès le 5 juin.² texte
avait pour but d'améliorer la norme contenue dans la Convention des droits
de l'enfant, qui fixe à 15 ans l'âge de recrutement et de participation
des enfants dans les conflits armés. Le protocole fixe à 18 ans l'âge
de participation aux conflits et du recrutement obligatoire dans les armées
(ce qui inclut la conscription). En revanche, il n'impose pas d'obligations
nouvelles en matière de recrutement volontaire, les Etats s'engageant
seulement à s'efforcer de relever l'âge de recrutement au-delà de l'âge
de 15 ans. Ce texte constitue un progrès réel, y compris dans le cas de
certains pays occidentaux qui comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne
autorisaient le recrutement et la participation aux combats de jeunes
de moins de 18 ans (respectivement 17 et 16 ans). La France a plaidé en
faveur d'un texte suffisamment protecteur, notamment s'agissant de la
participation aux conflits.
- Protocole sur la vente d'enfant et l'exploitation sexuelle des enfants
:
Il s'agit d'un Protocole d'incrimination engageant les Etats-parties à
réprimer un certain nombre de pratiques liées à l'exploitation sexuelle
et à la traite des enfants. Ce texte prévoit en particulier des dispositions
spécifiques concernant le tourisme sexuel, invitant les Etats-parties
à adopter des législations leur permettant de se déclarer compétents pour
poursuivre des faits même s'ils se produisent en dehors de leur territoire.
La France a joué un rôle actif dans cette négociation, dont elle a été
avec l'Australie l'un des initiateurs. Elle dispose d'ores et déjà d'une
législation répressive visant les infractions concernées par le Protocole
et cette signature ne crée pas pour elle d'obligations juridiques nouvelles.
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