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  Publié le 11-10-07 à 11:27
 
Discours du Président de la République à l'Université de Bauman à Moscou Discours du Président de la République à l'Université de Bauman à Moscou

Monsieur le Recteur, Mesdames et Messieurs,

Je voudrais vous dire combien je suis heureux d’être parmi vous. Vous qui êtes les professeurs et les élites d’une des plus prestigieuses universités de Russie. Vous êtes les citoyens d’un grand pays qui a joué un grand rôle dans l’histoire du monde et dont la contribution aux arts et aux sciences n’a cessé au cours des siècles d’être inestimable.

Oui, Monsieur le Recteur, je connais les noms prestigieux de cette Université, SOUKHOÏ, TUPOLEV, JOUKOVSKI, KOROLEV, ce sont des scientifiques de renommée mondiale qui ont étudié sur les bancs de cette université. Il existe entre nos deux nations des liens très profonds, des liens qui ont été tissés par l’histoire et par le sentiment.

La France et la Russie se sont parfois combattues. Mais nos deux peuples ne se sont jamais haïs. Nos deux peuples éprouvent l’un pour l’autre de l’amitié et de la fraternité.
Nos deux peuples ont en commun d’avoir traversé des épreuves terribles et la Russie a traversé des épreuves terribles sans que jamais son âme ne disparaisse. L’âme russe [....]

 
  Publié le 10-10-07 à 16:36
 
Discours du Président de la République devant la communauté française de Moscou Discours du Président de la République devant la communauté française de Moscou

Ambassade de France
Moscou – mercredi 10 octobre 2007


LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE – Mesdames et Messieurs, je voudrais d’abord vous remercier de votre présence si nombreuse. C’est un grand bonheur pour moi d’être à Moscou. Je voudrais saluer tout particulièrement notre ambassadeur qui fait un travaille remarquable dans une capitale stratégique pour les intérêts de la France.

J’ai eu l’occasion de rencontrer très longuement le Président POUTINE hier et je vais avoir beaucoup d’entretiens avant de repartir en France, dès cet après-midi.  J’aurais souhaité rester plus longtemps mais … enfin se réveiller sur la Place Rouge, il y a pire.

Je voudrais également vous remercier d’abord pour ce que vous faites les uns et les autres pour la France. Que vous soyez fonctionnaire, diplomate, professeur, enseignant, que vous travailliez dans une entreprise, vous défendez l’image de notre pays, vous portez les intérêts de la France dans un pays extrêmement important pour nous. Vous avez fait le choix de l’expatriation momentanément et j’imagine que ce que cela peut représenter comme intérêt, comme passion, comme découverte et en même temps comme déchirement. Cela veut dire des amis, une partie de la famille, des parents, des enfants qui sont restés derrière. J’imagine que, chaque jour, on doit se poser la question : « Est-ce que j’ai fait le bon choix ? Est-ce que tout ceci ne me pèse pas ? » Il y a une jeune femme, très jolie, qui me fait un signe : « non cela ne me pèse pas ». Vous avez rencontré l’amour ? Félicitations ! Parce que j’imagine qu’il n’y a que cette raison qui peut faire dire que….

Mais en même temps, je sais que lorsque l’on vit à l’extérieur de son pays, on est passionné par ce qui se passe dans son pays, parce que, au fond, avec la [......]

 
  Publié le 08-10-07 à 21:55
 
Discours du Président de la République à la Maison de l'Emploi de Mâcon Discours du Président de la République à la Maison de l'Emploi de Mâcon

Merci à tous, Monsieur le Maire, cher Jean-Patrick
Monsieur le Député-maire, cher Gérard Voisin,
Mesdames et Messieurs les élus,
Madame la Présidente, Madame THOMAS,
Merci de votre présence,
Monsieur le Directeur général, Monsieur CHARPY,


Nous sommes venus avec Christine LAGARDE, et les choses sont claires pour moi, pour rompre avec un système qui n'est pas assez efficace. Cela n'a rien à voir avec le dévouement des agents, leurs compétences. Ce système n'est pas assez efficace. Les plus fragiles de nos compatriotes, en termes de formation, n'arrivent pas à retourner à l'emploi. Nos résultats d'ailleurs, ce n'est pas un jugement de valeurs. On regarde et on se compare, et si tout allait bien, on n'en parlerait pas.

C'est dans ces conditions que j'ai demandé à Christine de réaliser la fusion entre l'ANPE et l'UNEDIC. On me dit qu'il existe des guichets uniques. C'est vrai, la Saône-et-Loire est bien avancée en ce domaine, comme le montre votre Maison de l'Emploi. Je voudrais dire deux choses. D'abord, cela montre que c'est possible, et que ce n'est pas impossible, c'est possible. Les sites aussi intégrés qu'ici se comptent sur les doigts d'une main. C'est d'ailleurs pour cela qu'on me l'a fait visiter. Souvent, les guichets uniques [...]

 
  Publié le 08-10-07 à 13:48
 
Discours du Président de la République à l'entreprise Metso Minerals Discours du Président de la République à l'entreprise Metso Minerals

Mesdames et Messieurs,

Merci d'abord de votre présence. Je sais que l'équipe du matin a bien voulu venir.

Les raisons de ma présence sont doubles. D'abord, je veux que l'on garde des usines en France. Ici, c'est de la métallurgie. Il y a un savoir faire. C'est vrai que les services, c'est important. C'est vrai que les bureaux, c'est important. Mais un pays qui perdrait sa tradition ouvrière, un pays qui perdrait ses usines, c'est un pays qui se renierait lui-même. Si le chef de l'Etat ne va pas dans les usines, qui ira ? Cela fait trop longtemps que l'on tourne le dos aux usines. Je sais très bien que, pendant ma campagne électorale, d'abord, on a commencé par se moquer en disant : il va dans les usines, il n'a rien compris. Evidemment, il fallait que j'aille visiter des laboratoires de nanotechnologie qui sont tellement modernes. Mais la majeure partie des travailleurs français savent parfaitement que ce n'est pas pour eux, surtout ceux qui ont commencé tôt. En venant dans les usines, je veux dire que c'est pour moi une priorité, et puis, cela me fait plaisir de venir une fois élu. Il y en a beaucoup qui ont pensé que je venais avant l'élection et que j'oublierais après. Je veux continuer.

Par ailleurs, les ouvriers le savent bien, les Français savent bien cela, et même ceux qui ne travaillent pas dans les usines : que si l'emploi dans les usines s'en va, c'est, après, le leur qui partira. Dans la compétition mondiale, on va garder nos usines. On va investir massivement parce qu'il faut que l'on garde de la sidérurgie. Il faut que [....]

 
  Publié le 05-10-07 à 22:49
 
Discours du Président de la République lors de l'inauguration du collège Georges Mandel à Issy-les-Moulineaux Discours du Président de la République lors de l'inauguration du collège Georges Mandel à Issy-les-Moulineaux

. Il faut savoir que, lorsque Claude Mandel, qui vit toujours du côté de Nîmes, écrit cette lettre, elle a 14 ans et quelques jours auparavant, elle a découvert le cadavre de son père à la morgue de Versailles, où le médecin légiste a cru le reconnaître, le corps criblé de balles. Cette jeune fille écrit à Lavalle et un beau texte où elle dit aussi : "Je plains vos filles car votre nom restera dans l'histoire, il sera celui d'un bourreau, quant au mien, il restera dans l'histoire, il sera celui d'un héros".

Voilà la personne dont votre collège porte le nom. C'est un honneur pour chacun d'entre vous. Vous avez très bien lu ce texte.

Il ne suffit pas d'être âgée pour faire des grandes choses, puisque Claude Georges Mandel, la fille, avait 14 ans, lorsqu'elle a eu le courage d'écrire cette lettre et Guy Môquet avait 17 ans quand il a écrit sa dernière lettre à ses parents.

Moi, je pense que c'est très important que des collégiens et des lycéens sachent que dans l'histoire de notre pays, il y a des jeunes de leur âge, ou un tout petit peu plus âgés, qui ont été des braves, qui ont été courageux, qui se sont hissés au-dessus de leurs conditions, pour porter le message de la France éternelle.

Etre les citoyens d'un vieux pays, d'un grand pays, c'est connaître son histoire. L'histoire d'un pays et la façon dont on la respecte, c'est la façon dont on se prépare à l'avenir de ce pays. Au moins, je voudrais que vous sachiez que Georges Mandel, c'est quelqu'un qui a compté [...]

 
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