12.12.2003 : Extraits de la conférence de presse du Président de la République, lors du Conseil européen. (Bruxelles)
" LE PRESIDENT : Sur l'Iraq, nous avons réaffirmé que la stabilité de ce pays était dans l'intérêt de tous. Nous nous sommes réjouis d'une accélération du processus de transfert de souveraineté et de responsabilité, tout en soulignant à la fois l'exigence de rapidité, l'urgence d'une solution et la nécessaire responsabilité qui doit être donnée, dans ce processus, à l'Organisation des Nations Unies. (…)
QUESTION - Est-ce que vos oreilles ont sifflé, ce matin, lorsque le Premier ministre britannique, Tony BLAIR, a justifié la décision américaine excluant quatre pays pour participer à la reconstruction de l'Iraq ? Qu'en pensez-vous ?
LE PRESIDENT - La situation en Iraq n'est pas facile, elle est même difficile. A partir de cette situation, quel est aujourd'hui l'intérêt général et notamment l'intérêt des Iraquiens dont nous allons recevoir la semaine prochaine des représentants ? C'est que cette situation se redresse et que ce pays se reconstruise politiquement et économiquement. L'ampleur des difficultés et du problème supposent que, pour ce faire, il y ait, je dirais, une coopération générale supposant l'adhésion de la communauté internationale. Cela me paraît, si j'ose dire, le bon sens.
Alors, les décisions qui ont été évoquées par certains membres de l'administration américaine, vont-elles dans le sens de l'unité incontournable et indispensable ou de la division, par essence mauvaise conseillère ? Je vous laisse le soin de répondre à cette question. "


