20.11.2001 : Extraits du discours du Président de la République au congrès de l'association des maires de France (Paris - 20 novembre 2001)
Le principe de subsidiarité doit guider notre réflexion et notre action. Il implique que les décisions soient prises au niveau le plus favorable à l'efficacité de leur mise en oeuvre. Toute collectivité doit être en mesure de mobiliser les capacités d'action nécessaires pour bien rendre les services que la loi lui confie et que les citoyens attendent d'elle. Trop grande et trop lointaine, elle n'aurait pas une bonne compréhension des hommes et des réalités. Elle se perdrait alors dans les règles et les procédures, qui sont les alliées les plus fidèles de la bureaucratie. En revanche, trop petite et trop proche, les moyens d'action pourraient lui faire défaut. La proximité, en effet, n'est pas une fin en soi. Elle cesse d'être bonne quand elle débouche sur l'impuissance. Les maires en ont conscience qui inscrivent de plus en plus souvent leur action dans le cadre de l'intercommunalité. Il y a des politiques qui doivent être menées au niveau national : celles qui participent de l'exercice de la souveraineté comme la justice ou la police, et celles qui touchent à l'organisation de la solidarité ou au fonctionnement des grands services publics, comme l'enseignement et la santé. D'autres politiques ne peuvent être bien définies qu'au niveau européen : c'est le cas par exemple pour la monnaie, le contrôle des migrations, les règles de protection de l'environnement ou la négociation de nos tarifs douaniers avec le reste du monde, comme on l'a vu récemment à Doha. |