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16.09.2003 : Extraits du discours du Président de la
République à Auxerre |
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La France agira avec ses partenaires pour que l'Europe reprenne l'initiative et combatte les dangereuses tendances qui pourraient conduire à sa désindustrialisation. Elle doit s'affirmer comme un espace industriel performant dont la capacité à créer des richesses et des emplois repose sur une recherche dynamique, des compétences de haut niveau et des technologies de pointe, dans les secteurs traditionnels comme dans les secteurs les plus nouveaux. La France a tous les moyens de jouer un rôle central dans cette Europe industrielle. (…)C'est aussi un point fort de notre action et de nos obligations actuelles. L'Europe est pour chacun de nos pays le meilleur moyen de participer à une mondialisation ordonnée et de s'ouvrir tout en se protégeant. C'est aussi pour nous tous une garantie de paix, de démocratie et de prospérité. Et c'est pour un monde multipolaire inévitable, inéluctable, un facteur d'équilibre, de stabilité et de développement. Une Union Européenne élargie aux dimensions du continent devra, plus que jamais, être une Union en mouvement. La France veillera à ce que l'Europe soit dotée, par sa Constitution, d'une capacité de décision lui permettant de forger et d'exprimer une véritable volonté politique. L'avenir de l'Europe n'est évidemment pas, chacun doit le comprendre, dans les minorités de blocage mais dans les majorités d'action. Dans tous les domaines, la France assumera ses responsabilités européennes. Nous avons consenti un grand effort pour faire l'euro dans un moment difficile et nous acceptons, comme les autres pays, les disciplines qu'impose notre monnaie commune. Parce que nous nous y sommes engagés. Parce que l'euro est pour nous, comme pour toute l'Europe, un facteur de prospérité et de stabilité. Notre pays agit avec détermination pour maîtriser ses dépenses, adapter son système administratif et écarter les risques financiers de l'avenir, qu'il s'agisse de la retraite ou de la santé. Il se réforme pour créer les conditions d'un plus grand dynamisme économique. Il vise résolument la réduction de déficits publics dont le niveau actuel ne peut être évidemment que temporaire. Mais au nom même de la croissance, et au nom de l'emploi, nous nous devons d'agir avec sagesse et avec discernement. Nous en discutons avec la Commission, gardienne des traités, et nos partenaires européens dans un esprit de confiance mutuelle et de transparence. La baisse des impôts est l'un des principaux volets de notre politique de croissance et elle n'est évidemment pas la cause de notre déficit. Celui-ci s'est creusé du fait des difficultés économiques après plusieurs années d'accumulation de dépenses non financées. Il ne peut être effacé d'un coup, en sacrifiant notre croissance, en ralentissant celle de nos voisins et en renonçant aux investissements qui préparent l'avenir de notre pays et celui de l'Europe. Nous devons en particulier maintenir la priorité donnée au rétablissement de l'autorité de l'Etat, à la lutte contre la violence et le terrorisme, et à notre sécurité extérieure. Dans le monde d'aujourd'hui, la France fait entendre sa voix. Elle défend partout ses intérêts, ses principes, ses valeurs, sa sécurité. Sa vision du monde se veut respectueuse des autres. Elle propose une alternative aux rapports de domination. Elle veut incarner et faire progresser un projet de paix, de stabilité et de développement. Elle veut porter ainsi l'espoir silencieux de tous les peuples sans voix, qui s'appuient sur elle et qui lui font confiance. Ils sont nombreux. Pour elle comme pour eux, je veille à ce que notre pays demeure fidèle à sa mission. |