Extraits du discours de M. Jacques Chirac, Président de la République. Voeux à la Corrèze (Tulle - 16 janvier 1999).
(...)Quant à 1999 qui vient de commencer, eh bien je crois qu'on peut dire que c'est d'abord l'année de l'euro qui a depuis le 1er janvier son existence officielle. Il est difficile de prévoir les changements, notamment dans les mentalités, qu'une monnaie unique européenne va provoquer. Nous ne sommes qu'au début d'un long processus, qui aura des conséquences positives, à n'en pas douter, sur les prix, sur les possibilités d'achat, sur les investissements et bien sûr sur l'emploi. L'euro est le symbole tangible d'une Europe réalisée, d'une Europe qui nous est déjà familière en Corrèze, tout simplement parce qu'aucun agriculteur ne peut exercer son métier en dehors du fait européen aujourd'hui. Mais une Europe qui doit dessiner avec toujours plus de force ses autres visages. Je pense à l'Europe de la défense. Je pense à l'Europe de l'éducation, qui passe notamment par l'harmonisation des études et des diplômes, condition de la mobilité des étudiants, et aussi par l'apprentissage de deux langues étrangères pour chaque élève, ce qui est le seul moyen de conforter et de développer la francophonie. Je pense à l'Europe de la culture qui devrait, au-delà des mesures défensives auxquelles nous limitons trop souvent notre ambition, être fertilisée par l'échange, donc devenir plus forte et ainsi rayonner davantage dans le monde. Je pense bien sûr à l'Europe sociale et de l'emploi qui, depuis le mémorandum que j'ai déposé au nom de la France en 1996, a beaucoup progressé, conseil après conseil, et est devenue une ambition partagée par tous les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union. (...). |