04.01.2002 : Extrait du discours du Président de la République en réponse aux voeux des armées (Palais de l'Elysée)
J'avais souhaité, il y a un an dans ces lieux, que l'année 2001 soit celle de la consolidation ou de l'approfondissement dans trois domaines essentiels pour nos armées, la construction de l'Europe de la défense, que vous avez évoquée, la professionnalisation et la programmation militaire. Dans ces trois domaines, comme vous l'avez rappelé, des progrès ont été réalisés, sans qu'on puisse considérer que tous les objectifs, naturellement, aient été atteints. Les événements de ces derniers mois leur donnent un nouvel éclairage et en accentuent l'urgence. Les attentats du 11 septembre et l'action militaire qui s'en est suivie ont en effet modifié la perception, par les États comme par les peuples, de leur environnement de sécurité. Ils ont durablement affecté les équilibres et les rapports de force internationaux. Confrontés à ces nouveaux défis et soucieux que la France y apporte une réponse à la hauteur de son destin, nos compatriotes ont pris une conscience plus aiguë des impératifs de sécurité et de défense et des moyens qu'ils exigent. L'Europe de la défense leur est apparue, plus que jamais, comme une nécessité incontournable mais aussi comme un but encore lointain et, disons les choses, difficile à atteindre. Déclarée opérationnelle à Laeken, la capacité européenne de gestion militaire des crises doit encore faire ses preuves sur le terrain. Les progrès réalisés sont pourtant indiscutables, indéniables. Les structures sont en place, les moyens sont recensés, les lacunes identifiées et les membres de l'Union se sont engagés à améliorer leurs contributions. Mais les procédures restent à valider, notamment avec l'OTAN. Parallèlement, l'Union doit acquérir les capacités d'agir, le cas échéant, avec ses propres moyens. Nos efforts doivent se poursuivre, en étroite concertation avec nos principaux partenaires. L'Union européenne doit être prête, dans les mois à venir, à prendre la responsabilité de la gestion globale d'une crise sur notre continent. (...)
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