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La
"croissance, nous la devons aussi aux réformes qui ont
permis
d'ouvrir notre économie : aujourd'hui, sur toute la planète,
les pays en
difficulté sont le plus souvent des pays fermés,
alors que la France,
grâce à son ouverture, bénéficie pleinement
de la conjoncture mondiale,
des
apports de la révolution technologique et de la création
d'un marché
européen.
Parmi ces réformes, il y a bien sûr
l'euro. Il a déjà permis un
développement considérable des échanges en
Europe ainsi qu'une baisse
importante du coût du crédit. Notre pays a bénéficié,
depuis 1996, d'une
diminution sans précédent des taux d'intérêt.
Ils ont été réduits de
moitié.
C'est la conséquence directe de la décision prise
à cette époque de
tenir nos engagements européens en procédant à
la remise en ordre de nos
finances publiques. Ce n'est pas allé sans difficulté
mais, grâce à
l'action des gouvernements successifs, les résultats sont
là
aujourd'hui.
Dans un an, l'euro sera notre monnaie et deviendra
une réalité pour
chacun de nous. Nous devons nous préparer à ce passage.
Il doit être
simple, gratuit et adapté aux difficultés que peuvent
rencontrer les
catégories les plus sensibles de nos concitoyens, notamment
les
personnes âgées,
handicapées ou en situation précaire et les autorités
publiques font
tout ce qui est nécessaire pour que ce passage se fasse
le mieux
possible.
(...) En évitant que les déficits
du présent ne deviennent, comme
souvent, les impôts de demain, nous apporterons la seule
garantie
possible d'une baisse durable des prélèvements obligatoires.
Et nous
respecterons notre engagement de contribuer à la stabilité
de l'euro,
renforçant l'autorité de
notre pays au sein de l'Union européenne."
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