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"Leçon
de pugnacité, de courage et d'espérance, portée par
une langue
superbe qui nous invite à son imitation et à sa défense.
Cette langue
flamboyante, toute soupirante, tantôt fracassante, toujours
enthousiasmante, qui est aussi la langue de Dumas. Chacun comprendra
que j'associe en un même hommage les deux hommes, que liait une
forte
amitié forgée dans les batailles du romantisme. Victor Hugo
gardera
toujours l'émotion de ce visage ami resté le dernier sur
le quai, de
ce dernier regard baigné de larmes, au moment de son départ
pour
Londres.
L'un et l'autre ont
enflammé l'âme et l'imagination par la puissance
de l'inspiration et du verbe. Cette année est aussi celle du
bicentenaire de la naissance de Dumas. Il était le plus populaire
des
Romantiques. Il reste à ce jour le plus lu des écrivains
français dans
le monde. Il était juste que notre pays lui manifeste sa
reconnaissance. Voilà pourquoi j'ai décidé le transfert
de ses cendres
au Panthéon, où il retrouvera son ami."
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